La fin de la vie privée sur facebook

Enfin ! la vie privée devient sujets d’actualité et d’inquiétudes, dans un monde où chacun est suivi continuellement par des entreprises et par l’État. Avec une interconnexion croissante et l’échange d’information par les réseaux qui s’étend, nous pouvons potentiellement partager avec le monde entier, en toute transparence et instantanément, nos moindres faits et gestes. Internet étire désormais sa toile jusque dans nos téléphones portables.

Alors, forcément, ça crée des ruptures. Les conséquences se font sentir au-delà de la technologie, ce sont nos comportements qui changent. Aujourd’hui, on a tendance à tout partager, à tout montrer, à tout publier. Il semble que ma génération ait surpassé un certain complexe de la vie privée, de l’intimité.

Est-ce vraiment le cas ?

Peut être pas, car en dépit de ces nouvelles pratiques sociales sur le Web, la vie privée reste au centre des préoccupations. Les récents débats sur le droit à l’oubli révèlent que l’on commence à se poser des questions sérieuses sur l’avenir de ces données que nous « laissons traîner » volontairement sur Internet.

Ainsi, beaucoup s’insurgent contre la nouvelle politique de Facebook concernant la confidentialité. Mark Zuckerberg, fondateur et dirigeant de Facebook, vient même de déclarer

The Age of Privacy is Over
ReadWriteWeb

Alors, sur Facebook, point de vie privée. Tout est public. Moi, je jubile. C’est une très bonne nouvelle, mais beaucoup ne pensent pas comme moi.

Remettons-nous donc un peu dans le contexte. Début décembre, Facebook met à jour les options de vie privée, avec des nouveaux paramètres, par défaut largement moins “protecteurs vis-à-vis de la vie privée”. C’est-à-dire que beaucoup de choses qui auparavant étaient accessibles uniquement à un cercle restreint de relations (votre « liste d’amis »), se trouvent à la portée de tous. Quand on sait que la grande majorité des gens utilisent les paramètres par défaut, il y a de quoi se fâcher. Car en effet, une quantité phénomènale de données et d’informations qui étaient sur Facebook mais qui étaient destinées à rester privées, est soudainement rendue publique. Même les photos personnelles de Mark Zuckerberg étaient désormais accessibles à tous (et certainement pas par maladresse). Avec les nouveaux paramètres, notamment avec le « partage avec les amis d’amis », potentiellement tout ce qui est sur votre profil est visible par n’importe qui.

Oui, ça veut dire les photos de soirées que vous avez publiées, maintenant votre patron, votre professeur ou votre oncle les verront.

Alors comment en est-on arrivé là ? Qu’est-ce qui explique ce changement brutal ? Comment s’en sortir ?

La première erreur, ça a été de considérer en premier lieu qu’on pouvait parler de vie privée. Kaliya Hamlin se demandait : Peut-on encore parler de vie privée sur Facebook ?

Facebook est principalement un outil de partage. La grande différence avec d’autres outils de partage, comme Youtube qui partage des vidéos, c’est que le partage est focalisé non sur le contenu mais sur les individus. La façon dont s’y organisent les flux se focalise moins sur ce qui est dit que sur celui qui le dit et ceux à qui le message est destiné.

Néanmoins, cela ne change pas le fait que le contenu qui est partagé, est publié. Comme lorsque vous publiez une vidéo sur Youtube, ce que vous publiez sur Facebook est public. Alors à partir de là, toutes les discussions sur la vie privée ou sur la protection des données, est illusoire, contradictoire et un peu ridicule.

Par conséquent, certains ont parlé de trahison. Facebook aurait en quelque sorte rompu un accord tacite qu’il avait avec ses utilisateurs. En effet, beaucoup de personnes ont commencé à utiliser Facebook en pensant que c’était un outil, non pas de publication, mais un outil pour communiquer avec des personnes proches, des amis, ou les membres d’un réseau relativement restreint. Dans l’esprit de départ, effectivement, c’était un peu ça, car il s’agissait essentiellement d’un réseau d’étudiants. Donc la sensibilité des données était moindre. Vos photos de soirées étudiantes, au final cela vous importe peu que tous les autres étudiants de votre université puissent les voir, puisque de toute façon ils y étaient certainement.

Alors qu’est-ce qui explique ce changement brutal ? Eh bien, cela vient du fait que vous ne contrôlez pas Facebook. C’est un site web avec, derrière, des intérêts commerciaux. D’ailleurs, il n’y a pas forcément des gens sans arrières pensées et la motivation va au-delà de la simple recherche de profit… Ce qu’il faut retenir, c’est que les gens qui ont utilisé Facebook dans une optique compatible avec le respect de leur vie privée, se sont trompés. Techniquement, la vie privée a besoin d’un certain nombre d’encadrements que la loi notamment est là pour faire respecter. Par exemple, la loi française protège la correspondance privée. C’est-à-dire que ce que vous échangez par courrier ou par email, relève de la correspondance privée et que par conséquent ni La Poste, ni votre fournisseur de messagerie, n’ont le droit de violer cette correspondance. Plus précisément, ils n’ont pas le droit de lire vos courriers et ils n’ont pas le droit de les modifier. D’ailleurs, pourquoi mettez-vous une enveloppe lorsque vous envoyez une lettre ? C’est là une mesure technique que vous prenez, afin de protéger votre correspondance privée.

Sur Internet, les même règles s’appliquent. La loi s’applique également. Mais le problème, c’est que tout le monde a oublié de prendre les précautions techniques qui s’imposaient pour protéger sa vie privée. Pourquoi personne n’utilise « d’enveloppe » virtuelle pour ses courriers électroniques ? Vous rendez-vous compte que chaque email que vous envoyez peut potentiellement être lu par de multiples intermédiaires ? Il existe des précautions techniques que vous pouvez prendre.

Sur Facebook, ces précautions techniques pouvaient exister. Mais elles étaient illusoires. Puisque vous ne les contrôlez pas. En effet, les données publiées sur votre profil sont stockées sur des serveurs aux États-Unis. D’ailleurs quand vous supprimez une photographie qui était sur Facebook, il s’avère que le temps écoulé entre votre demande et le moment où la photo est effectivement supprimée est très long. Le fait est que vous n’avez aucun moyen de le vérifier. Confier la protection de votre vie privée à des paramètres informatiques que vous ne contrôlez pas, et qui sont contrôlés par une entreprise dont le business se base sur vos données, cela n’a pas de sens. Vous ne pouvez pas faire confiance à Facebook pour le respect de votre vie privée.

C’est pourquoi, si on continue à penser qu’il peut y être question de vie privée, on continue à être dans l’erreur et à se confronter potentiellement à des problèmes à chaque fois que Facebook décidera d’appliquer des changements à la politique de confidentialité, ou aux conditions d’utilisation, etc.

C’est d’autant plus probable, que Facebook cherche à faire de l’argent, et n’y est pas encore parvenu. Mon sentiment là-dessus est que Facebook doit s’ouvrir encore un peu plus, aller davantage vers le tout public, en sorte il faut que Facebook se rapproche de Twitter s’il veut capter plus d’information, plus d’audience, plus de pertinence, plus de contenu… et donc certainement plus de revenus publicitaires.

D’autre part, cette préoccupation soudaine pour la vie privée m’apparaît bien ridicule pour deux raisons. La première est que si à cette heure, il fallait dresser un bilan des menaces de notre vie privée, je ne placerais certainement pas Facebook en priorité… Il y a le fichage des citoyens (parfois illégal) par l’État, et quant au profilage des consommateurs, je pense que votre banque peut en connaître un rayon sur vous rien qu’avec votre carte bleue. La deuxième raison, c’est que cette inquiétude soudaine est en totale inadéquation avec les comportements. Supposons que par défaut, vos publications sur Facebook restent accessibles uniquement à vos « amis ». Étant donné que la plupart des personnes qui utilisent fréquemment Facebook ont au minimum 150 amis, on ne peut pas vraiment parler d’informations privées.

Alors pour terminer, comment s’en sortir ? Mon conseil c’est de toujours bien garder à l’esprit que ce qu’on publie est public et que sur Internet, tout ce que vous ne contrôlez pas, est définitivement hors de votre portée. Le réseau n’oubliera rien. Il faut apprendre à maîtriser ce que l’on publie, et surtout garder ce qui est intime hors du Web public. Il n’est pas impossible de partager vos photos avec vos amis. Vous n’êtes pas obligés de passer par Facebook pour cela. Vous pouvez envoyer ces photos par pièce jointe par mail, vous pouvez les envoyer par votre messagerie instantanée (avec Jabber de préférence).

Et il faut accepter les règles du jeu. Entrer sur un réseau social de publication à la Facebook, Twitter, Identi.ca, c’est accepter de devenir un individu à l’intérieur de ce système, qui comme tout objet social, peut faire l’étude d’analyse, voire intéresser des entreprises pour y faire du marketing. C’est un espace public, votre vie privée n’a rien à y faire. Acceptez les règles du jeu, poussez-vos paramètres vers toujours davantage de publicité et vous verrez, vous profiterez pleinement de Facebook.


This log was also translated in English and published on my blog at Free Software Foundation Europe.

25 réponses à “La fin de la vie privée sur facebook

  1. Anankè dit :

    Je ne suis pas vraiment d’accord avec toi.

    C’est important d’être conscient que quand on met en ligne quelque chose sur un site autre que le sien, on accepte que cette chose échappe à notre contrôle, et qu’elle puisse utilisée comme le souhaite la personne qui les détient désormais.

    En revanche, ce qui me dérange, c’est que, lorsqu’on est responsable de quelque chose d’aussi important aujourd’hui que Facebook, on doit avoir une intelligence de la chose, une vision. Considérer qu’on peut, d’un jour sur l’autre, changer la donne, modifier comme le fait Zuckerberg, les paramètres de confidentialité de son site, m’apparaît d’une désinvolture qui laisse sans voix. Bien sûr, on peut me rétorquer « Facebook, tu l’aimes ou tu le quittes », mais j’ai la fantaisie d’avoir une conception du web différente de la politique sarkozienne.

    En gros, il peut techniquement faire ce qu’il veut, mais moralement, c’est problématique.

    Après, sur l’évolution de la notion de vie privée en général, je dois dire que je ne sais pas encore quoi penser. Il est vrai qu’à travers les blogs et les réseaux sociaux, on s’expose plus qu’avant, parce que nous en avons les moyens techniques. La notion d’intimité a évolué. On se dévoile sur un blog, mais c’est souvent sous un pseudo. On se raconte sur Facebook ou twitter, mais c’est en considérant que seuls nos contacts nous liront (je fais partie des gens qui se soucient peu du fait que les admins puissent lire ce que je raconte, parce que 1) ça m’étonnerait qu’ils tombent dessus 2) je pense qu’ils s’en foutent.) La notion de vie privée a certes changé, mais je pense qu’elle est toujours là, et que nous y attachons toujours de l’importance.

    En ce sens, elle doit continuer à être une préoccupation de Google, de Facebook et de tous les autres, et oui, ça me choque lorsque Zuckerberg affirme que la protection de la vie privée n’est plus la norme : c’est faux en plus d’être présomptueux. Il n’a pas à présumer des attentes des utilisateurs.

  2. hugo dit :

    Je ne pense pas qu’il s’agisse de morale ici. En agissant ainsi, en étant ouvertement provocateur et en déclarant: c’est la fin de la vie privée, Zuckerberg essaye de pousser ses utilisateurs vers davantage de transparence, moins de privé. Il essaye même de les forcer à adopter cette politique puisque les nouveaux paramètres par défaut sont largement perméables. D’autre part, il a lui-même publié ses propres photos, un peu comme pour décomplexer : vous voyez, je le fais. Pourquoi pas vous ?

    Il a *évidemment* une motivation financière derrière. Il essaye de faire changer Facebook, de le faire évoluer de quelque chose de fermé, centré sur soi, centré sur son réseau, pour en faire quelque chose de plus transparent, où l’information se propage plus facilement.

    Parce que plus l’information est fluide, plus son trafic augmente et plus l’audience du traffic est large. Alors forcément, ça devient plus intéressant pour le marketing, pour la publicité; mais aussi pour la vente de données, car si la donnée devient effectivement publique, Facebook peut la vendre. Les annonceurs n’attendent que ça.

    Alors la chose à faire, que je conseille, c’est d’en être conscient et de bien se rendre compte que la vie privée n’a pas sa place sur Facebook. Et que, si le fait qu’on vende des données vous dérange, si la publicité vous dérange… si cette transparence vous dérange, c’est que vous n’acceptez pas les règles du jeu. Pour vous, Facebook va devenir de plus en plus un enfer où vous aurez peur pour la publicité de vos données. Et là pour vous le mieux à faire c’est de modifier son comportement et d’accepter les règles du jeu. Ou alors ne pas les accepter, et quitter Facebook. Oui c’est radical.

    Mais pour moi il n’y a pas de responsabilité ou de morale, sinon la responsabilité de chacun.

  3. Yoann dit :

    Donc comme je te le disais tout à l’heure, je suis complètement d’accord avec toi. Je ne pensais pas que Facebook changerait pour pousser les gens à modifier leur comportement. Pour moi, les gens devaient changer, point. Donc effectivement ça me semble une bonne nouvelle pour recadrer un peu la question de la vie privée. Ça met noir sur blanc les règles du jeu.

    Maintenant, ce qui me gène c’est que le compromis dans facebook est assez difficile. Je rejoins Anankè là dessus. J’aimerais pouvoir utiliser Facebook avec un certain nombre de protections (sans pour autant étaler toute ma vie privée). En gros je suis sur Facebook car c’est une très bonne occasion de discuter avec des gens avec lesquels nous n’avons pas l’occasion de discuter régulièrement. Exemple typique, Hugo, Facebook est l’occasion de lancer ce genre de discussion. Et donc si l’on commence à utiliser Facebook comme outil de communication (même en prenant le maximum de précautions), il est très difficile de tout garder pour soi. Facebook est une grosse boite noire, on ne sait pas où atterrissent nos données personnelles (même les simples messages privés).

    Donc ce que je souhaite dire ici c’est que facebook, même en faisant super gaffe à ce que l’on y met, sera forcément borderline niveau vie privée. Et perso, ça m’embête de ne plus utiliser l’outil à cause de ça. Et inversement, je suis pas très chaud pour laisser trainer toutes mes traces dessus. Donc on aimerait en fait un compromis qui nous permet de préserver nos données privées tout en utilisant la puissance des outils du support, mais au final, je me demande si un tel compromis est possible. Ça se résume au Facebook tu l’aimes ou tu le quittes. Mais comme le dit Anankè, cette vision des choses est assez triste.

    Bref, c’est pas simple. Mais le fait de recadrer les notions de vie privée ne pourra que sensibiliser les gens à ce qu’ils écrivent sur facebook. Donc une bonne chose en fait !

    Mais hélas, je pense que facebook sera toujours un énorme Big Brother contre lequel on ne peut pas grand chose …

  4. cedric dumont dit :

    RT @manhack: Facebook est un espace public, votre vie privée n'a rien à y faire. C'est pourtant simple, non? http://j.mp/5Q7Fqu via @hugoj

  5. Loïc Guitaut dit :

    ♻ @manhack: Facebook est un espace public, votre vie privée n'a rien à y faire. C'est pourtant simple, non? http://j.mp/5Q7Fqu via @hugojroy

  6. Tr4sKouiLLe dit :

    RT @manhack Facebook est un espace public, votre vie privée n'a rien à y faire. C'est pourtant simple, non? http://j.mp/5Q7Fqu via @hugojroy

  7. sammyfisherjr dit :

    [Delicious] La fin de la vie privée sur facebook: http://bit.ly/6gHM7U

  8. Facebook est un espace public, votre vie privée n'a rien à y faire http://j.mp/5Q7Fqu par .hugojroy via .manhack .rosselin

  9. Thomas dit :

    RT: @Selpoivre: Vie privée et FB : "Le réseau n’oubliera rien.Il faut apprendre à maîtriser ce que l’on p…"Amen http://tinyurl.com/ycb6z3j

  10. pk1n dit :

    « Pourquoi personne n’utilise « d’enveloppe » virtuelle pour ses courriers électroniques ? Vous rendez-vous compte que chaque email que vous envoyez peut potentiellement être lu par de multiples intermédiaires ? »

    Si on garde cette comparaison courriel/courrier, il me semble que c’est pareil concernant le courrier postal.

    Il ne faut pas confondre enveloppe et chiffrement. Ma lettre d’amour que j’envoie à ma petite copine sera dans une enveloppe, mais pas chiffrée. Dès lors, si le facteur (ou un autre intermédiaire) décide de l’ouvrir (regarder ce qu’il y a dedans) et de la lire (outre le fait qu’il n’en a pas le droit), il pourra la lire. Les données sont en clair.

    Concernant le courriel, c’est à peu près pareil. Les données envoyées sur le réseau sont également enveloppées par des données de destinations/destinataires. Si un intermédiaire intercepte ces données et décide de les lire (bien qu’il n’en a pas le droit), il pourra les lire. Les données sont en clair.

    Mais j’ai du mal à être convaincu par cette comparaison d’enveloppe entre courrier et courriel. Je pense qu’elle n’est pas viable.

    D’autant plus que sur le réseau, mon courrier (les données) est effectivement découpé en plusieurs paquets. La comparaison devient dès lors difficile avec le courrier postal qui garde son « intégrité » physique.

    Si l’argument tente plutôt à présenter l’enveloppe comme protection ou rempart à une éventuelle fraude, ou comme garante de la nature privée des données, le chiffrement incarne cet argument.

    Je tenais juste à le faire remarquer, car c’est un argument que l’on retrouve assez souvent.

    Cela n’enlève rien au problème qu’une correspondance privée est privée. Ni à l’utilité de signature/chiffrement. Et je suis d’accord avec l’article.

    • hugo dit :

      Oui. La comparaison est bien expliquée dans l’article Pourquoi j’ai écrit PGP.

      Extrait,
      «Que se passerait-il si tout le monde estimait que les citoyens honnêtes devraient utiliser des cartes postales pour leur courrier ? Si un non-conformiste s’avisait alors d’imposer le respect de son intimité en utilisant une enveloppe, cela attirerait la suspicion. Peut-être que les autorités ouvriraient son courrier pour voir ce que cette personne cache. Heureusement, nous ne vivons pas dans ce genre de société car chacun protège la plupart de son courrier avec des enveloppes. Aussi personne n’attire la suspicion en protégeant son intimité avec une enveloppe. La sécurité vient du nombre. De la même manière, ce serait excellent si tout le monde utilisait la cryptographie de manière systématique pour tous ses e-mails, qu’ils soient innocents ou non, de telle sorte que personne n’attirerait la suspicion en protégeant l’intimité de ses e-mails par la cryptographie. Pensez à le faire comme une forme de solidarité.»

  11. pk1n dit :

    J’aimerais rajouter ceci :

    Concernant le courrier postal, je ne chiffre pas mes lettres, car j’ai confiance dans le réseau postal (perso, je parle pour moi).

    Tout comme je ne parle pas une langue inventée entre ma mère et moi lorsque je lui téléphone.

    Si les gens en viennent à crypter leur correspondance privée online c’est que, à tort ou à raison et pour n’importe quelle raison que ce soit, ils n’ont plus confiance dans le réseau internet (ont des doutes, veulent s’assurer que…)

    Ca sort du contexte de l’article, je m’arrête là ;)

  12. RT @manhack: Facebook est un espace public, votre vie privée n'a rien à y faire. C'est pourtant simple ? http://j.mp/5Q7Fqu via @hugojroy

  13. Facebook est un espace public, votre vie privée n'a rien à y faire. C'est pourtant simple, non? http://j.mp/5Q7Fqu via @hugojroy > @manhack

  14. Manu dit :

    L’intervention de Mark Zuckerberg est juste une confirmation de ce qu’est Facebook depuis le début, même avant le changement des paramètres de confidentialité. Facebook, encore plus que les autres sites du même genre du fait de sa taille, est juste un site de partage et communication.

    De toutes façon, mettre nos données (mails, discussion, etc.) entre les mains de ces groupes privées me semblent dangereux. Ca l’a toujours été et ça l’est de plus en plus !

    J’irais même plus loin en disant que le net devient de moins en moins l’espace de liberté décentralisé qui a remplacé le minitel. C’est d’ailleurs le cœur du problème que Facebook illustre brillamment:
    Avec le minitel, les fournisseurs de données étaient parfaitement définis, concentrés et payants.
    Avec le net, n’importe qui peut être fournisseur de données: il suffit de monter un serveur chez soi et de l’alimenter. Cependant, on constate de plus en plus une agglomération des services: google (forcément), facebook, msn, etc. —> traduction justement illustrant du changement de philosophie orienté vers l’aspect économique.

    Bientôt avec l’augmentation des débit, je pense que je vais monter un serveur familial pour mail, messagerie instantanée, archivage. ça coûtera juste le prix de la connexion internet et le nom de domaine (que j’ai déjà).

    Benjamin Bayart : « Internet, ce n’est pas mettre une vidéo sur Daily Motion, c’est mettre une vidéo sur mon PC et que vous veniez les voir »

  15. krominet dit :

    Il ne faut pas pardonner à Facebook, le vrai problème vient du fait que ses responsables ne tiennent pas leurs engagements envers les utilisateurs.

    Si il ont mis une fonction ou on indique, ceci est privé il doivent s’y conformer. un point c’est tout !

    le point de vue qui exprime qui ne doit pas y avoir de vie privée sur Facebook , ni sur le net au passage, ne font qu’exprimer leur CUPIDITÉ.

    Boycootez Facebook !

  16. Julien PIERRE dit :

    La fin de la vie privée sur facebook: Tags: vie-privee facebook Posted by: artxtra http://bit.ly/7llFoL

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  18. Zeuxis dit :

    RT @manhack Facebook est un espace public, votre vie privée n'a rien à y faire. C'est pourtant simple, non? http://j.mp/5Q7Fqu via @hugojroy

  19. hugo's blog dit :

    The end of privacy on facebook…

    At last, privacy is becoming a hot issue, in a world where everyone is tracked by companies and by the State, and in which information is shared more easily through networks. We can now potentially share everything with the whole world in an instant. T…

  20. […] This post was mentioned on Twitter by jean marc manach, rosselin, sammyfisherjr, sammyfisherjr, Florence Desruol and others. Florence Desruol said: Facebook est un espace public, votre vie privée n'a rien à y faire http://j.mp/5Q7Fqu par @hugojroy via @manhack @rosselin […]

  21. […] sur la soi-disant “fin de la vie privée” et les problèmes posés par Google et Facebook : c’est plus porteur (pour le grand public, et les médias), et plus facile à traiter (pour […]

  22. hugo dit :

    Rajout d’un paragraphe et quelques modifications pour améliorer un peu la syntaxe.

    « D’autre part, cette préoccupation soudaine pour la vie privée m’apparaît bien ridicule pour deux raisons. La première est que si à cette heure, il fallait dresser un bilan des menaces de notre vie privée, je ne placerais certainement pas Facebook en priorité… Il y a le fichage des citoyens (parfois illégal) par l’État, et quant au profilage des consommateurs, je pense que votre banque peut en connaître un rayon sur vous rien qu’avec votre carte bleue. La deuxième raison, c’est que cette inquiétude soudaine est en totale inadéquation avec les comportements. Supposons que par défaut, vos publications sur Facebook restent accessibles uniquement à vos « amis ». Étant donné que la plupart des personnes qui utilisent fréquemment Facebook ont au minimum 150 amis, on ne peut pas vraiment parler d’informations privées. »

  23. […] plus fins observateurs français des questions de liberté numérique, s’en est par contre félicité : “Alors, sur Facebook, point de vie privée. Tout est public. Moi, je jubile. C’est une […]

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