Publié en avril 2010

Le président allemand décore le fondateur de la Free Software Foundation Europe

Le Président de l’Allemagne a décoré aujourd’hui Georg Greve, l’un des fondateurs de la Free Software Foundation Europe, dans laquelle je travaille depuis septembre. C’est une excellente nouvelle, qui montre la valeur du logiciel libre, témoigne d’une reconnaissance à l’égard du travail mené depuis 2001 qui ne peut que faire plaisir. Et même s’il reste beaucoup de chemins à parcourir, « la voie est libre » ;)

Georg Greve, fondateur de la FSFE décoré de la Croix allemande du mérite

Berlin, le 28 avril 2010 (source). Georg Greve, fondateur de la Free Software Foundation Europe a été décoré de la Croix du mérite par la République fédérale d’Allemagne (Verdienstkreuz am Bande). Le Président allemand a ainsi récompensé son travail dans le domaine des Logiciels Libres et des Standards Ouverts.

« La FSFE est fière d’avoir un chevalier à ses côtés », déclare Karsten Gerloff, président de la FSFE. « La dévotion inouïe dont Georg a fait preuve au service de la liberté dans le monde numérique a été une véritable locomotive pour les Logiciels Libres en Europe et dans le monde. Il a invité les Logiciels Libres au calendrier politique et a créé les structures pour canaliser l’énergie de la communauté vers des objectifs partagés. Par son travail acharné pendant plus de dix ans, il a considérablement fait évoluer les Logiciels Libres.

Avec la FSFE, Georg a travaillé d’arrache-pied pour que les Logiciels Libres soient compris comme technique culturelle. Il a donné à ceux-ci une voix aux Nations Unies, notamment à l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et au Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI). Avec la Freedom Task Force, il a été l’architecte d’un centre d’expertise sur les aspects juridiques des Logiciels Libres et a fait naître le concept de pérennité juridique des projets de Logiciels Libres. Il est aussi à l’origine (en anglais) de la résistance de la communauté contre le format OOXML de Microsoft et a travaillé sur le premier projet de Logiciels Libres financé par l’Union européenne. Sous la direction de Georg, la FSFE a aussi été un acteur clé du rejet des brevets logiciels en Europe.

« Je suis très honoré par la reconnaissance officielle que cette distinction apporte aux Logiciels Libres et aux Standards Ouverts » déclare Georg Greeve. « En l’an 2000, j’ai décidé de me dévouer pleinement à cette cause, car j’avais le sentiment que c’était nécessaire : je sentais que j’avais compris comment les logiciels modèlent notre société. Mais je me suis aussi rendu compte que la société, de son côté, n’avait pas encore compris combien elle était modelée par les logiciels. J’espère que cette distinction conduira les gens à s’ouvrir à ces questions et soutiendra le travail de la FSFE qui est, aujourd’hui plus que jamais, crucial. »

À propos de Georg Greve

Né le 10 mars 1973 sur l’archipel allemand de Heligoland, Georg Greeve suit des études scientifiques classiques de physicien. Il est diplômé de la faculté des sciences informatiques de l’Université de Hambourg dans le domaine des nanotechnologies.

Il a conçu des logiciels dès l’âge de douze ans. En plus de la première publication d’un de ses programmes dans une revue professionnelle en 1991, ses talents de développeur lui ont permis de payer une partie de ses études : il géra le développement d’un logiciel destiné à évaluer les données des capteurs SQUID pour le laboratoire de « biomagnetométique » du CHU d’Eppendorf à Hambourg, en Allemagne.

En 1993, il découvre les Logiciels Libres et GNU/Linux. En 1998, Georg Greeve devient un porte-parole européen pour le projet GNU. À cette époque, il a aussi commencé à rédiger le Brave GNU World, un papier mensuel sur les Logiciels Libres publié dans le Linux-Magazin allemand, dans d’autres magazines de par le monde et sur le Web dans dix langues différentes.

Début 2001, avec un ensemble de personnes dévouées aux Logiciels Libres, il crée la Free Software Foundation Europe (FSFE) : c’est la première Free Software Foundation en-dehors des États-Unis d’Amérique et la plus internationale à ce jour. Construire et coordonner la FSFE comme une organisation non gouvernementale européenne était le cœur de son travail durant la majeure partie de cette dernière décennie.

Ayant dirigé la FSFE pendant huit ans, Georg Grevve est maintenant PDG de Kolab Systems, une société de Logiciels Libres qui fournit des services autour de la Kolab Groupware Solution. Il est toujours actif au sein du Conseil d’administration de la FSFE et du comité exécutif. Marié heureux, il vit avec sa femme Ava à Küsnacht, près de Zürich.

(Vous pouvez aussi vous référer au profil de Georg sur le site de la FSFE, à une interview détaillée, et à sa réaction personnelle concernant sa décoration de la Croix du mérite.)


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Pourquoi je n’utiliserai plus Facebook

Jusqu’à présent, Facebook était un « réseau social » qui permettait à ses utilisateurs de se relier entre eux en « devenant amis » pour ainsi partager et publier des informations, des liens et des contenus. Certes, si on publiait sa vie privée sur facebook, on pouvait se mordre les doigts et commencer à se poser des questions : « ma vie privée est-elle menacée par facebook ? », « faut-il instaurer un droit à l’oubli pour protéger les jeunes de leur utilisation de facebook ? »

J’ai déjà décris ce que j’en pensais. Souvent les questions qu’on se posait vis-à-vis de facebook était mal fondées, et reposaient surtout sur un manque de connaissance des technologies sous-jacentes, à savoir principalement le Web, et d’une incompréhension des pratiques sociales, à savoir la notion de « vie privée » ou de privacy en anglais, et sa perception.

Jusque-là, d’après mon observation de l’intérieur de ce « réseau », j’ai trouvé qu’il n’y avait pas grand mal à y être inscrit, car c’est un important média qui m’a permis de partager quotidiennement des liens, ainsi que les articles de ce blog, à plus de cent personnes à chaque fois. En revanche, ne pas être inscrit à facebook représentait des désagréments nombreux: ne pas être tenu au courant des évènements (à Sciences Po, facebook est très utilisé pour l’organisation des conférences, etc.), l’impossibilité de communiquer avec les autres (car le chat de facebook est très utilisé et ne permet de se connecter qu’entre utilisateurs du réseau), ne pas accéder à cette base de données somme toute bien pratique (retrouver un numéro de téléphone, une adresse email, ou bien une connaissance). D’autre part avec l’augmentation du nombre d’utilisateurs et l’effet réseau, avec en plus la pression sociale, il me semblait idiot de renoncer à tout ça juste parce que facebook était un réseau centralisé (on appelle ça le Minitel 2.0 si vous ne savez pas).

En somme, le calcul avantages moins les inconvénients était supérieur à zéro, surtout si, comme moi, on est soucieux de garder le contrôle de sa vie privée et que donc on n’a ni souscrit, ni publié tout et n’importe quoi.

Mais voilà, cette semaine, facebook a annoncé ses plans et les changements qu’ils venaient de mettre en place. Et là, la balance a totalement basculé. Il est hors de question que je continue à utiliser ce « service » et encore moins d’encourager les autres à le faire.
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Un client pour Google Buzz

Pour ceux qui souhaiteraient utiliser Google Buzz sans avoir à ouvrir Gmail, il y a une petite astuce assez efficace.

  1. Télécharger l’extension Firefox Prism. Il s’agit d’une extension officielle venue des Labs Mozilla.
  2. Aller sur m.google.com/app/buzz?force=1 : il s’agit du lien vers l’interface mobile de Google Buzz.
  3. Aller dans le menu de Firefox Outils > Convert Website into Application

Pour l’instant, contrairement à si vous aller sur m.google.com/app/buzz?force=1 directement avec Firefox, la géolocalisation n’a pas l’air de fonctionner, ni la possibilité d’envoyer un nouveau buzz. Si quelqu’un sait pourquoi, merci de m’éclairer :-)

La possibilité de commenter, elle, fonctionne bien.

Le Minitel, une si belle invention

On nous dit que le monde entier nous envie le Minitel. Je ne sais pas s’il nous l’envie, messieurs, mais je peux en tout cas vous dire une chose avec certitude, c’est qu’il ne nous l’achète pas Bruno Lussato, professeur au CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers), 1988.

Le problème, c’est que maintenant, on se les arrache. Et avec une pomme dessus.

It’s a fetishist’s Minitel with brushed aluminum and a touch screen. The iPad isn’t a computer