Verbatim

Bien-pensant

By the following thought experiment. Imagine a kind of latter-day Conrad character who has worked for a time as a mercenary in Africa, for a time as a doctor in Nepal, for a time as the manager of a nightclub in Miami. The specifics don’t matter– just someone who has seen a lot. Now imagine comparing what’s inside this guy’s head with what’s inside the head of a well-behaved sixteen year old girl from the suburbs. What does he think that would shock her? He knows the world; she knows, or at least embodies, present taboos. Subtract one from the other, and the result is what we can’t say.

What you can’t say, Paul Graham
Hackers & Painters, Chapter 3 (other excerpts on twitter)

† 4 décembre 1993

© Heinrich Klaffs (original), Hugo Roy – source (creative commons by sa, partagez, modifiez !)

Les logiciels libres à l’attaque de Facebook & la propagande de Mark Zuckerberg

Avec la crise de confiance que subit Facebook vis-à-vis de ses utilisateurs, il est temps pour les développeurs de logiciels libres de proposer des alternatives à Facebook. Moi qui regrettais une sorte de morcellement des initiatives, il semble aujourd’hui que quelques protocoles et formats tendent à s’imposer et à être adoptés par plusieurs projets de réseaux sociaux. On aura donc peut être bientôt des standards ouverts pour les réseaux sociaux.

En effet, au-delà de l’initiative Diaspora, très médiatisée (voir l’article des Inrocks, Diaspora vaincra-t-il Facebook ? qui a sollicité mon avis), plusieurs projets se concrétisent

Il en existe beaucoup d’autres, mais je voulais parler de ces trois-là en particulier. Le premier, parce qu’il est français, le deuxième parce que c’est un projet de GNU et le troisième parce qu’il montre que les entreprises ont aussi intérêt à utiliser les réseaux sociaux libres.

Maintenant, chacun diffère sur la solution à mettre en place. Quel protocole utiliser ? Où sont les données ?

Le plus important finalement, c’est que chacune de ces solutions soit capable d’interagir avec les autres et que le code source soit accessible et modifiable, pour encourager les initiatives concurrentes. Tout cela pourrait à terme créer un écosystème très diversifié, où les utilisateurs ne sont pas à la merci d’un seul service, qui centralise toutes leurs données et ne donne que très peu de contrôle en retour — comme Facebook.

Un tel écosystème serait possible avec l’adoption d’une base de standards ouverts comme OStatus.


Enfin, je voulais revenir sur la propagande que développe Mark Zuckerberg avec Facebook. Car derrière le slogan, « Making the World more Open and Connected » il y a aussi des mensonges qu’il ne se prive pas de proférer à la presse. Récemment, dans une interview à Wired, il déclare (c’est moi qui souligne) :

I think people have good questions about what we are doing, but I think they should ask the same questions about other types of models as well. We have a model based on control. You put everything in your profile or your friends do — but you get ultimate control over whether it stays there. It’s very different from a model like web search where you can look yourself up and you have no control over what is there.

Bref, le monde à l’envers. Vous ne pouvez pas être sûrs que les données sont effectivement supprimées du serveur de Facebook lorsque vous le demandez. Les données étant stockées chez Facebook (aux États-Unis) vous n’avez aucunement la possibilité technique, ni légale, de vous assurer le « contrôle ultime » de vos données.

Ça me fait un peu penser à cette phrase à propos de Las Vegas…

“What happens in Facebook Stays in Facebook”

Update : Encore un exemple qui montre que Facebook a le contrôle total sur vos données

Infrastructures numériques

Un petit dessin de XKCD qui touche en plein dans le mille :-)

XKCD.com
Infrastructures (cliquer sur l’image pour agrandir)

2003:

« As-tu reçu mon essai ?
— Oui, il était bien ! Mais c’était un .doc ; tu devrais vraiment utiliser un format plus ouvert…
— Commence par nous lâcher un peu. Peut-être qu’on veut juste vivre nos vies et utiliser du logiciel qui fonctionne, sans être impliqué dans votre stupide guéguerre de geek.
— C’est juste que je veux que les gens se soucient des infrastructures que nous construisons et qui…
— Non, tu veux juste te sentir supérieur. Tu n’as aucun sens de l’avenir et tu es probablement autiste. »

2010:

« Ô mon dieu ! On a abandonné le contrôle de notre monde social à Facebook et ils font vraiment des trucs méchants !
— Tu vois cela ?

C’est le violon libre (open-source) le plus petit du monde. »

Ce dessin est publié sous licence non-commerciale.

Le Minitel, une si belle invention

On nous dit que le monde entier nous envie le Minitel. Je ne sais pas s’il nous l’envie, messieurs, mais je peux en tout cas vous dire une chose avec certitude, c’est qu’il ne nous l’achète pas Bruno Lussato, professeur au CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers), 1988.

Le problème, c’est que maintenant, on se les arrache. Et avec une pomme dessus.

It’s a fetishist’s Minitel with brushed aluminum and a touch screen. The iPad isn’t a computer