Hugo Roy se définit comme un “hacktiviste“, contraction de hacker et d’activiste, pour qui l’”information veut être libre“, et qui met ses talents de hackers au service de la défense des libertés numériques. En janvier 2010, il avait été un des premiers à se féliciter de la fin de la vie privée sur Facebook
liberté numérique
Bug Brother : Pour en finir avec la “vie privée” sur Facebook, Jean-Marc Manach 
Qu’est-ce qu’Internet ? par Benjamin Bayart, président de FDN
Internet est un système primordial dans notre société. Sans accès à Internet, la liberté d’expression ne peut être complète. De plus, il a été un moteur de croissance économique et d’innovation sans précédent.
Mais comment les changements inaugurés par ce « réseau des réseaux » peuvent-ils être expliqués ? Quelle est la nature d’Internet qui nous permet de comprendre les bouleversements qu’il apporte ?
C’est devant la nécessité de répondre à cette question, notamment au devant des multiples débats politiques et des législations le concernant, que l’association Libertés Numériques de Sciences Po a organisé un cycle de trois conférences en avril et en mai. L’objectif était notamment d’amener un bagage technique et un point de vue pertinent sur Internet, afin de contribuer au débat.
Qui mieux que Benjamin Bayart pouvait réussir cet exercice de vulgarisation scientifique ? Expert en télécommunications et grand connaisseur d’Internet et du Logiciel libre, Benjamin Bayart est aussi président de French Data Network, fournisseur d’accès à internet associatif depuis 1992. Il est notamment à l’origine du concept de Minitel 2.0 qui dénonce un usage du réseau et du Web à l’opposé des dynamiques propres à un Internet libre.
Je tiens à remercier Sylvain, Léo et Pierre de Libertés Numériques, qui ont organisé ce cycle de conférence. Également, il faut remercier le médialab de Sciences Po qui nous a soutenu et Andrews Junior Kimbembe qui a réalisé les superbes affiches.
Donc ci-dessous, vous pouvez visionner et télécharger les 3 conférences (de environ 2 heures chacune). Évidemment, j’utilise entièrement des standards Web, donc les vidéos sont au format Theora. Si vous n’êtes pas familier avec ce format, vous pouvez consulter Wikipédia. Enfin les téléchargements nécessitent un logiciel pair-à-pair torrent tel que Transmission (GNU/Linux & Mac OS X) ou Vuze (Windows & autres).
Suite au trafic trop important généré par la lecture des vidéos, j’ai supprimé leur diffusion ici. Vous pouvez toujours télécharger les conférences par Torrent ou avec les miroirs — ou alors si vous avez une solution d’hébergement peu coûteuse avec un trafic supérieur à 1 TB par mois, je suis preneur !
Le réseau de transport
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Télécharger la vidéo : format Theora, Vidéo + diapos, torrent
Pour bien comprendre, il faut bien avoir en tête le vocabulaire. Si vous n’êtes vraiment pas familier avec les réseaux, vous pouvez peut être consulter Wikipédia au préalable : Routeur, Client-serveur, Adresse IP
Les applications du réseau
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Les impacts politiques et sociétaux
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Pourquoi je n’utiliserai plus Facebook
Jusqu’à présent, Facebook était un « réseau social » qui permettait à ses utilisateurs de se relier entre eux en « devenant amis » pour ainsi partager et publier des informations, des liens et des contenus. Certes, si on publiait sa vie privée sur facebook, on pouvait se mordre les doigts et commencer à se poser des questions : « ma vie privée est-elle menacée par facebook ? », « faut-il instaurer un droit à l’oubli pour protéger les jeunes de leur utilisation de facebook ? »
J’ai déjà décris ce que j’en pensais. Souvent les questions qu’on se posait vis-à-vis de facebook était mal fondées, et reposaient surtout sur un manque de connaissance des technologies sous-jacentes, à savoir principalement le Web, et d’une incompréhension des pratiques sociales, à savoir la notion de « vie privée » ou de privacy en anglais, et sa perception.
Jusque-là, d’après mon observation de l’intérieur de ce « réseau », j’ai trouvé qu’il n’y avait pas grand mal à y être inscrit, car c’est un important média qui m’a permis de partager quotidiennement des liens, ainsi que les articles de ce blog, à plus de cent personnes à chaque fois. En revanche, ne pas être inscrit à facebook représentait des désagréments nombreux: ne pas être tenu au courant des évènements (à Sciences Po, facebook est très utilisé pour l’organisation des conférences, etc.), l’impossibilité de communiquer avec les autres (car le chat de facebook est très utilisé et ne permet de se connecter qu’entre utilisateurs du réseau), ne pas accéder à cette base de données somme toute bien pratique (retrouver un numéro de téléphone, une adresse email, ou bien une connaissance). D’autre part avec l’augmentation du nombre d’utilisateurs et l’effet réseau, avec en plus la pression sociale, il me semblait idiot de renoncer à tout ça juste parce que facebook était un réseau centralisé (on appelle ça le Minitel 2.0 si vous ne savez pas).
En somme, le calcul avantages moins les inconvénients était supérieur à zéro, surtout si, comme moi, on est soucieux de garder le contrôle de sa vie privée et que donc on n’a ni souscrit, ni publié tout et n’importe quoi.
Mais voilà, cette semaine, facebook a annoncé ses plans et les changements qu’ils venaient de mettre en place. Et là, la balance a totalement basculé. Il est hors de question que je continue à utiliser ce « service » et encore moins d’encourager les autres à le faire.
