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	<title>Blog d&#039;Hugo &#187; vie privée</title>
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	<description>Changer les données, dévier la norme.</description>
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		<title>Quand Facebook viole le secret de la correspondance privée</title>
		<link>http://blog.hugoroy.eu/2010/05/09/quand-facebook-viole-le-secret-de-la-correspondance-privee/</link>
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		<pubDate>Sun, 09 May 2010 14:06:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Roy</dc:creator>
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		<category><![CDATA[big brother]]></category>
		<category><![CDATA[facebook]]></category>
		<category><![CDATA[vie privée]]></category>

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		<description><![CDATA[lien Censure (cliquer pour agrandir) Voilà, désormais Facebook exerce un filtrage sur sa messagerie interne (sorte de service d&#8217;email) afin de censurer des comportements qui ne lui plaisent pas (ici, l&#8217;envoi d&#8217;un lien vers un site de partage de fichiers). L&#8217;objet de ce court billet n&#8217;est pas de discuter de l&#8217;illégalité du partage de fichiers, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="illus illusid fdroite">
    <a href="http://blog.hugoroy.eu/wp-content/uploads/2010/05/facebook_piratebay.jpg"><img alt="Capture d'écran facebook" class="framed" src="http://blog.hugoroy.eu/wp-content/uploads/2010/05/facebook_piratebay.jpg" /></a></p>
<div class="credit"><a href="http://blog.hugoroy.eu/wp-content/uploads/2010/05/facebook_piratebay.jpg">lien</a></div>
<div class="legende">Censure (cliquer pour agrandir)</div>
</p></div>
<p>Voilà, désormais Facebook exerce un filtrage sur sa messagerie interne (sorte de service d&#8217;email) afin de censurer des comportements qui ne lui plaisent pas (ici, l&#8217;envoi d&#8217;un lien vers un site de partage de fichiers).</p>
<p>L&#8217;objet de ce court billet n&#8217;est pas de discuter de l&#8217;illégalité du partage de fichiers, ni de déterminer si cette activité est répréhensible jusqu&#8217;à des mesures telles que la coupure de l&#8217;accès à Internet (outil sans lequel la liberté de publication, d&#8217;expression et d&#8217;information ne peut pas être complète).</p>
<p>Plutôt, je veux poser cette question&nbsp;: <strong>est-il de la responsabilité de Facebook de surveiller (dans le but de censurer) vos messages privés&nbsp;?</strong></p>
<hr />
<p>À retrouver sur l&#8217;excellent Blog Wired &laquo;&nbsp;Epicenter&nbsp;&raquo;.<br />
<img alt="" src="http://www.wired.com/images/blogs/banners/hed_epicenter.gif" title="Epicenter, Mind our Tech business" class="alignnone" width="670" height="140" /></p>
<ul>
<li><a href="http://www.wired.com/epicenter/2009/05/facebooks-e-mail-censorship-is-legally-dubious-experts-say/">Facebook’s E-mail Censorship is Legally Dubious, Experts Say</a></li>
<li><a href="http://www.wired.com/epicenter/2010/05/facebook-rogue/">Facebook’s Gone Rogue; It’s Time for an Open Alternative</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Pourquoi je n&#8217;utiliserai plus Facebook</title>
		<link>http://blog.hugoroy.eu/2010/04/24/pourquoi-je-nutiliserai-plus-facebook/</link>
		<comments>http://blog.hugoroy.eu/2010/04/24/pourquoi-je-nutiliserai-plus-facebook/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 24 Apr 2010 03:02:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Roy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[big brother]]></category>
		<category><![CDATA[facebook]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[liberté numérique]]></category>
		<category><![CDATA[vie privée]]></category>

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		<description><![CDATA[Jusqu&#8217;à présent, Facebook était un &#171;&#160;réseau social&#160;&#187; qui permettait à ses utilisateurs de se relier entre eux en &#171;&#160;devenant amis&#160;&#187; pour ainsi partager et publier des informations, des liens et des contenus. Certes, si on publiait sa vie privée sur facebook, on pouvait se mordre les doigts et commencer à se poser des questions&#160;: &#171;&#160;ma [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jusqu&#8217;à présent, Facebook était un &laquo;&nbsp;réseau social&nbsp;&raquo; qui permettait à ses utilisateurs de se relier entre eux en &laquo;&nbsp;devenant amis&nbsp;&raquo; pour ainsi partager et publier des informations, des liens et des contenus. Certes, si on publiait sa vie privée sur facebook, on pouvait se mordre les doigts et commencer à se poser des questions&nbsp;: &laquo;&nbsp;ma vie privée est-elle menacée par facebook&nbsp;?&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;faut-il instaurer <a href="http://blog.hugoroy.eu/mots/oubli/">un droit à l&#8217;oubli</a> pour protéger les jeunes de leur utilisation de facebook&nbsp;?&nbsp;&raquo;</p>
<p><a href="http://blog.hugoroy.eu/2010/01/11/la-fin-de-la-vie-privee-sur-facebook/">J&#8217;ai déjà décris ce que j&#8217;en pensais</a>. Souvent les questions qu&#8217;on se posait vis-à-vis de facebook était mal fondées, et reposaient surtout sur un manque de connaissance des technologies sous-jacentes, à savoir principalement le Web, et d&#8217;une incompréhension des pratiques sociales, à savoir la notion de &laquo;&nbsp;vie privée&nbsp;&raquo; ou de <em>privacy</em> en anglais, et sa perception.</p>
<p>Jusque-là, d&#8217;après mon observation de l&#8217;intérieur de ce &laquo;&nbsp;réseau&nbsp;&raquo;, j&#8217;ai trouvé qu&#8217;il n&#8217;y avait pas grand mal à y être inscrit, car c&#8217;est un important média qui m&#8217;a permis de partager quotidiennement des liens, ainsi que les articles de ce blog, à plus de cent personnes à chaque fois. En revanche, ne pas être inscrit à facebook représentait des désagréments nombreux: ne pas être tenu au courant des évènements (à Sciences Po, facebook est très utilisé pour l&#8217;organisation des conférences, etc.), l&#8217;impossibilité de communiquer avec les autres (car le chat de facebook est très utilisé et ne permet de se connecter qu&#8217;entre utilisateurs du réseau), ne pas accéder à cette base de données somme toute bien pratique (retrouver un numéro de téléphone, une adresse email, ou bien une connaissance). D&#8217;autre part avec l&#8217;augmentation du nombre d&#8217;utilisateurs et l&#8217;effet réseau, avec en plus la pression sociale, il me semblait idiot de renoncer à tout ça juste parce que facebook était un réseau centralisé (on appelle ça le <a href="http://www.fdn.fr/internet-libre-ou-minitel-2.html">Minitel 2.0</a> si vous ne savez pas).</p>
<p>En somme, le calcul avantages <em>moins</em> les inconvénients était supérieur à zéro, surtout si, comme moi, on est soucieux de garder le contrôle de sa vie privée et que donc on n&#8217;a ni souscrit, ni publié tout et n&#8217;importe quoi.</p>
<p>Mais voilà, cette semaine, facebook a annoncé ses plans et les changements qu&#8217;ils venaient de mettre en place. Et là, <strong>la balance a totalement basculé</strong>. Il est hors de question que je continue à utiliser ce &laquo;&nbsp;service&nbsp;&raquo; et encore moins d&#8217;encourager les autres à le faire.<br />
<span id="more-662"></span></p>
<h2>Le nouveau facebook</h2>
<p>D&#8217;abord, puisque vous n&#8217;êtes peut être pas au courant, voici un petit résumé des derniers changements sur facebook. </p>
<p><strong>Facebook devient la pieuvre hyper-tentaculaire du Web&nbsp;:</strong> avec son nouveau système d&#8217;authentification et sa nouvelle fonction de recommandation, vous serez connectés à facebook à chaque fois que vous allez sur un site lié. Vous êtes peut-être familiers avec la notion de <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cookie_%28informatique%29#Pistage">cookies</a></em>, ces fichiers qui permettent de vous identifier et d&#8217;y associer des informations, vous comprenez à quel point Facebook est sur le point de mettre en place un système de &laquo;&nbsp;cookies&nbsp;&raquo; bien plus performant et bien plus invasif. Les sites que vous visitez en sauront beaucoup plus sur vous (même si vous n&#8217;avez pas accordé à ces sites l&#8217;accès à vos informations, il suffit de les avoir données à Facebook) car vous serez automatiquement identifié via votre identité Facebook, qui devient ainsi le point de contrôle de toute votre identité virtuelle. Parallèlement, vos actions sur ces sites sont envoyées à Facebook pour alimenter les données vous concernant et donc améliorer votre profilage. De même, le peu de contrôle que vous aviez sur les applications Facebook vient d&#8217;être encore diminué.</p>
<p><img src="http://blog.hugoroy.eu/wp-content/uploads/2010/04/Capture.png" alt="" title="facebook-pieuvre" width="519" height="204" class="aligncenter size-full wp-image-697" /></p>
<p><strong>Facebook utilise vos données personnelles comme monnaie d&#8217;échange&nbsp;:</strong> car tout ça a un prix. Les systèmes centralisés coûtent chers (c&#8217;est pour ça que le minitel s&#8217;est fait supplanté par l&#8217;internet, ou bien que l&#8217;encyclopædia Britannica est plus chère que Wikipédia). Facebook vient de créer <a href="http://fr.mashable.com/2009/04/06/facebook-credits-la-monnaie-virtuelle-de-facebook/">sa monnaie virtuelle</a>, il s&#8217;agit en fait d&#8217;une toute petite partie de l&#8217;énorme monnaie d&#8217;échange que constitue votre profilage, vos données. Vous savez à quel point il s&#8217;agit d&#8217;une source que les publicitaires sont prêts à s&#8217;arracher. </p>
<p>Tout cela résulte de la volonté de Facebook de s&#8217;étendre, fait partie de la stratégie qu&#8217;ils se sont fixés pour tirer profit de l&#8217;immense manne qu&#8217;ils ont à leur portée&nbsp;: leur 400 millions d&#8217;utilisateurs&nbsp;!</p>
<p>Au lieu de créer un système basé sur la créativité de leurs utilisateurs et les bénéfices d&#8217;un réseau de publication, au lieu de générer de la valeur par de la création, Facebook a choisi de faire captation, de faire propriétarisation de l&#8217;utilisateur, pour l&#8217;exporter en échange d&#8217;argent. Le choix vient d&#8217;être fait. La rupture est là. Cette stratégie ne changera pas si nous n&#8217;agissons pas.</p>
<h2>Quelles sont les conséquences&nbsp;?</h2>
<h3>Centralisation, contrôle → censure</h3>
<p>Le Web est un hyper-media sur Internet. Le schéma d&#8217;Internet doit s&#8217;appliquer aussi au Web. Rien techniquement ne justifie que l&#8217;on centralise d&#8217;une telle manière le Web et qu&#8217;on le réduise à Facebook. Le faire, c&#8217;est donner un immense pouvoir à une seule instance de contrôle, sur laquelle vous n&#8217;avez en tant qu&#8217;utilisateur aucun droit. Vous ne votez pas. Ceux qui votent, ce sont les actionnaires, et si l&#8217;on en croit <a href="http://www.guardian.co.uk/technology/2008/jan/14/facebook">cette enquête du Guardian</a> ce ne sont pas de simples boursicouteux. Il y a là une arrière-pensée techno-politique.</p>
<p>Or, que veut-dire contrôle, dans un système d&#8217;hyper-media comme le Web&nbsp;? Ça veut dire que la possibilité de censure s&#8217;exerce non seulement à l&#8217;intérieur du réseau, mais aussi à l&#8217;extérieur, puisque c&#8217;est Facebook qui, telle une pieuvre hyper-tentaculaire, tire toutes les ficelles. Je parle de censure, vous pensez que le mot est fort&nbsp;? Il ne l&#8217;est pas. La page Facebook de WikiLeaks, un site internet qui combat la censure et défend la liberté de la presse a eu sa page supprimée&nbsp;:</p>
<blockquote><p>WikiLeaks facebook page deleted together with 30,000 fans&#8230; boiler plate response includes “..promotes illegal acts&#8230;”<br /><cite>WikiLeaks, <a href="http://twitter.com/wikileaks/status/12553510130">sur Twitter</a></cite></p></blockquote>
<p><a href="http://standblog.org/blog/post/2010/03/31/Laicite-identite-Facebook">Il y a un mois</a>, un groupe promouvant la séparation de l&#8217;Église et de l&#8217;État au Maroc a été supprimé, tout comme fut supprimé le compte du créateur du groupe. Cela est inévitable. Toute système aussi centralisé et contrôlé que Facebook aboutira inévitablement à de la censure.</p>
<p>Et puis, à force de tout envoyer chez Facebook, vous augmentez leur traffic. Facebook aura donc plus de serveurs et plus d&#8217;importance sur le réseau Internet. Si aujourd&#8217;hui Google se lance dans <a href="http://www.google.com/appserve/fiberrfi/public/overview">l&#8217;accès à Internet</a> avec son réseau de fibre optique, demain ce sera Facebook. </p>
<h3>Préparer un monde sans vie privée</h3>
<p>En publiant sur Facebook, chacun perd le contrôle de ce qu&#8217;il publie. Quelles que soient les options que vous cochez aujourd&#8217;hui (avec l&#8217;illusion de protéger votre vie privée), chaque fois que vous publiez, vous remettez aux mains de Facebook vos données. En effet, vous ne savez pas, dans un an, ou même dans trois mois, comment Facebook va décider de changer ses paramètres. De toute façon, ils en ont le pouvoir, car ils ont vos données. Les fichiers sont stockés sur les serveurs de Facebook (où la loi française ne s&#8217;applique pas, faut-il le rappeler), les logs sont chez facebook. Vos conversations de chat&nbsp;? Enregistrées chez Facebook. Toutes vos photos&nbsp;? À quelques clics près visibles par n&#8217;importe qui en charge à Facebook.</p>
<p>Or, comme le dirigeant M. Zuckerberg l&#8217;a répété plusieurs fois, il veut que par défaut, tout soit public. Et quand on observe les comportements sur le site, on s&#8217;aperçoit que la plupart des gens publient beaucoup, beaucoup trop. Des photos très personnelles, voire même des photos d&#8217;autres personnes (sans forcément demander leur autorisation). Et ce n&#8217;est pas juste ma génération d&#8217;insouciants étudiants qui ne pensent pas aux conséquences… Je vois aussi des adultes publier fréquemment des photos de leurs bambins.</p>
<p>Dans quel monde vivront-ils&nbsp;? Eux qui, à peine nés, ont leur photo envoyée aux États-Unis pour être publiée et partagée (potentiellement) dans le monde entier. Ou avec 150 &laquo;&nbsp;amis&nbsp;&raquo; et les 150×150 amis d&#8217;amis, etc. C&#8217;est la même chose. Avec tous ces appareils portables&nbsp;: des photos et des vidéos tout le temps, avec en prime la géolocalisation. Tout ça, public par défaut. Il n&#8217;y aura plus l&#8217;action de &laquo;&nbsp;publier&nbsp;&raquo;, cet acte profondément social, ce geste de communiquer au-delà de son cercle de connaissance et de créer des liens. Publier pour une audience, dans l&#8217;espace et dans le temps. Non, il n&#8217;y aura plus cet acte autonome, réfléchi, conscient. Tout sera public par défaut et chez Facebook, continuellement. Ce sera la norme absolue, le réflexe innée, l&#8217;action qu&#8217;on ne remet pas en question sans accomplir un effort intellectuel important qui consiste à dépasser les normes de son temps et de sa société.</p>
<p>Et la <a href="http://mondediplo.com/2009/10/02networking">pression sociale</a> sera telle que l&#8217;autonomie des individus sera quasiment nulle. Quelle liberté aura-t-on&nbsp;? Dans un monde où on ne peut rien cacher, ne pas avoir de secret, ne pas avoir de sphère privée&nbsp;? Où le passage dans la sphère publique est continuel, forcé par des entreprises (Facebook et ses partenaires) et par les autres individus qui alimentent le système central.</p>
<h2>Qu&#8217;est-ce que je vais faire&nbsp;?</h2>
<p>À partir de maintenant, je supprime tout le contenu que je peux supprimer sur Facebook. Je vais laisser une page de profil expliquant mon choix et indiquant les liens à suivre pour me contacter. Je ne retournerai plus sur le site de Facebook et je n&#8217;utiliserai jamais leur système de connexion central. Je n&#8217;utiliserai plus non plus leur chat centralisé qui n&#8217;autorise pas les communications à l&#8217;extérieur (un peu comme si un téléphone abonné chez Orange ne pouvez pas téléphoner à un abonné SFR – ça ne vous choque pas, un monopole sur les communications&nbsp;?).</p>
<p>Pour ceux qui veulent continuer à discuter avec moi, je vous conseille d&#8217;utiliser un système de messagerie instantanée (chat) libre et ouvert&nbsp;: <a href="http://hugoroy.eu/xmpp.php">Jabber</a>. Pour ceux qui veulent consulter les liens que j&#8217;envoie, vous pouvez me suivre sur <a href="http://twitter.com/hugojroy">Twitter</a> ou <a href="http://identi.ca/hugoroy">indenti.ca</a> ou encore sur <a href="http://google.com/profiles/hugojroy">Google Buzz</a>.</p>
<p>Enfin vous pourrez continuer à lire mon blog, à commenter. Et bien sûr, il reste les bon vieux courriers électroniques. Mes informations de contact sont sur <a href="http://hugoroy.eu">mon site personnel</a>.</p>
<h2>Qu&#8217;est-ce que j&#8217;aimerais que vous fassiez&nbsp;?</h2>
<p>Dans un premier temps, j&#8217;aimerais que vous retiriez les photos de moi qui sont sur Facebook (pas seulement retirer le tag, mais la photo, ou alors floutez mon visage, non, je suis sérieux). Ne m&#8217;invitez pas dans vos groupes, ni dans vos évènements. Ne m&#8217;envoyez pas <a href="http://www.guardian.co.uk/technology/blog/2010/apr/22/facebook-docs-microsoft-office">vos documents verrouillés Microsoft Docs</a>.</p>
<p>Mais surtout, prenez conscience de l&#8217;importance de l&#8217;enjeu. Allez voir quelles sont les alternatives. En ce moment, de nombreuses initiatives se forment, des développeurs de logiciels libres créent des solutions de réseaux sociaux qui garantissent votre vie privée, votre sécurité.</p>
<p>Ouvrez un blog, montez un site personnel où vous publierez toutes ces choses que vous publiez sur Facebook. Partageons-les. Mais restons autonomes, gardons le contrôle et communiquons librement. Il n&#8217;y a pas besoin de s&#8217;y connaître en informatique, ni d&#8217;être sur GNU/Linux et d&#8217;être un pro. Je félicite <a href="http://www.tournay.me/">Sylvain</a> qui a franchi le pas, alors que ce n&#8217;est pas un <em>geek</em> comme on dit. </p>
<p>La puissance de Facebook repose sur le fait que vous l&#8217;utilisez. Abandonnez-le, détruisons-le, et, un nouveau système émergera, meilleur. N&#8217;oublions pas qu&#8217;il y a quatre ans, ce site n&#8217;était encore qu&#8217;un petit réseau d&#8217;universitaires américains.</p>
<hr />
<p>Quelques liens pour en savoir plus sur les changements de facebook&nbsp;:</p>
<ul>
<li><a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/04/22/a-la-une/nouveau-facebook-est-diabolique/?utm_source=feedburner&#038;utm_medium=feed&#038;utm_campaign=Feed%3A+readwriteweb-france+%28ReadWriteWeb+France%29">Le nouveau Facebook est il diabolique ?</a></li>
<li><a href="http://www.wired.com/epicenter/2010/04/facebook-becomes-web/">Today Facebook, Tomorrow the World</a></li>
<li><a href="http://www.scripting.com/stories/2010/04/21/toFacebookTheAnswerMustBeN.html">To Facebook the answer must be no</a></li>
<li><a href="http://www.eff.org/deeplinks/2010/04/facebook-further-reduces-control-over-personal-information">Updated: Facebook Further Reduces Your Control Over Personal Information</a></li>
<li><a href="http://gigaom.com/2010/04/20/facebook-takes-over-the-web/">The f8 Preview: How Facebook Plans to Take Over the Web</a></li>
<li><a href="http://sandywalsh.com/2010/04/new-facebook-features-and-how-they.html">The new Facebook features and how they affect your privacy &#8230;</a></li>
<li><a href="http://eu.techcrunch.com/2010/04/23/privacy-issues-google-engineers-leaving-facebook-in-droves/">Privacy issues? Google engineers leaving Facebook in droves</a></li>
<li><a href="http://anzman.blogspot.com/2010/04/facebook-makes-huge-changes-nobody.html">Facebook Makes Huge Changes &#8211; Nobody Notices</a></li>
</ul>
<p>Quelques extraits des nouveautés des conditions d&#8217;utilisation&nbsp;:</p>
<blockquote><p>    <strong>Pre-Approved Third-Party Websites and Applications</strong>.  In order to provide you with useful social experiences off of Facebook, we occasionally need to provide General Information about you to pre-approved third party websites and applications that use Platform at the time you visit them (if you are still logged in to Facebook).   Similarly, when one of your friends visits a pre-approved website or application, it will receive General Information about you so you and your friend can be connected on that website as well (if you also have an account with that website).   In these cases we require these websites and applications to go through an approval process, and to enter into separate agreements designed to protect your privacy.  For example, these agreements include provisions relating to the access and deletion of your General Information, along with your ability to opt-out of the experience being offered.  You can also remove any pre-approved website or application you have visited here [add link], or block all pre-approved websites and applications from getting your General Information when you visit them here [add link].    In addition, if you log out of Facebook before visiting a pre-approved application or website, it will not be able to access your information.  You can see a complete list of pre-approved websites on our About Platform page.</p></blockquote>
<blockquote><p><strong>Connecting with an Application or Website</strong>.  When you connect with an application or website it will have access to General Information about you.  The term General Information includes your and your friends’ names, profile pictures, gender, user IDs, connections, and any content shared using the Everyone privacy setting.  We may also make information about the location of your computer or access device and your age available to applications and websites in order to help them implement appropriate security measures and control the distribution of age-appropriate content.  If the application or website wants to access any other data, it will have to ask for your permission.</p></blockquote>
<p><small>PS: j&#8217;assume la contradiction de laisser les liens facebook pour partager les notes que je publie.</small></p>
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		<slash:comments>313</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dans le futur, chacun aura le droit à son quart d&#8217;heure d&#8217;anonymat</title>
		<link>http://blog.hugoroy.eu/2010/03/09/dans-le-futur-chacun-aura-le-droit-a-son-quart-dheure-danonymat/</link>
		<comments>http://blog.hugoroy.eu/2010/03/09/dans-le-futur-chacun-aura-le-droit-a-son-quart-dheure-danonymat/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 10:28:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Roy</dc:creator>
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		<category><![CDATA[liberté numérique]]></category>
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		<guid isPermaLink="false">http://blog.hugoroy.eu/?p=557</guid>
		<description><![CDATA[Par Jean-Marc Manach, journaliste au Monde Diplomatique, sur InternetActu et blogueur invité chez Le Monde. Article sous licence cc by nc. Google, Facebook et consorts sont à la libération de la parole publique ce que l&#8217;industrie du sexe fut à la libération sexuelle : une façon d&#8217;exploiter et de faire commerce d&#8217;une nouvelle liberté, mais, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="boite">Par <a href="http://twitter.com/manhack">Jean-Marc Manach</a>, journaliste au Monde Diplomatique, sur InternetActu et blogueur invité chez <a href="http://bugbrother.net">Le Monde</a>. <a href="http://www.internetactu.net/2010/03/09/dans-le-futur-chacun-aura-droit-a-son-quart-dheure-danonymat/">Article</a> sous <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc/2.0/fr/">licence cc by nc</a>.</div>
<p>Google, Facebook et consorts sont à la libération de la parole publique ce que l&#8217;industrie du sexe fut à la <a href="http://www.internetactu.net/2009/04/14/revolution-sexuelle-et-liberation-de-l%E2%80%99information-affaiblissement-ou-renforcement-du-controle-social/" title="Révolution sexuelle et libération de l’information : affaiblissement ou renforcement du contrôle social ?">libération sexuelle</a> : une façon d&#8217;exploiter et de faire commerce d&#8217;une nouvelle liberté, mais, et dans le même temps, l&#8217;un des vecteurs de banalisation, et donc de diffusion, de cette libération. </p>
<p>L&#8217;explosion du web, dans les années 90, fut intimement liée au phénomène des &#8220;<em>pages persos</em>&#8221; (&#8221;<em>homepage</em>&#8220;, en anglais) que, avec l&#8217;expansion des blogs et du web 2.0, les professionnels qualifient aujourd&#8217;hui d&#8217;&#8221;<em>User Generated Content</em>&#8221; (UGC). </p>
<p>Ce n&#8217;est qu&#8217;ensuite, et dans un troisième temps, que le commerce électronique, et les services en ligne, ont attiré le chaland, comme le <a href="http://www.scarabee.org/les-editos/article/reves-de-web-a-papa">rappelait</a> récemment Arno*, co-auteur, avec le <a href="http://www.uzine.net/article22.html">minirézo</a> (réseau informel de défense de la liberté d&#8217;expression, créé en 1996), d&#8217;un &#8220;<a href="http://www.uzine.net/article60.html">manifeste du web indépendant</a>&#8220;, pour qui &#8220;<em>cette possibilité d’exercer réelle­ment et à grande échelle leur liberté d’expression publique est la réelle innovation apportée par le Web et l’internet</em>&#8221; :</p>
<blockquote><p>&#8220;En décembre 2000, on dénombrait en France environ 3 millions d’internautes « assi­dus », et&#8230; 1,5 million de pages personnelles. Alors que seul le web marchand faisait l’actualité.</p>
<p>On est donc confronté à un phénomène énorme, un comportement que l’on ne peut occulter. Le citoyen, sur l’internet, n’est pas un consommateur passif : jamais l’expression publique des citoyens n’a été aussi massive.&#8221;</p>
</blockquote>
<p>Depuis, les blogs et réseaux sociaux ont eux aussi droit de cité, mais les internautes se retrouvent de plus en plus souvent vent debout contre ceux-là mêmes qui leur permettent, soit de s&#8217;exprimer, soit d&#8217;être entendus. Il suffit en effet qu&#8217;un Google ou un Facebook retouche d&#8217;un iota leur façon de gérer les données personnelles de leurs utilisateurs, et la curée, le scandale, est mondial. </p>
<p>On est au coeur du <a title="Le paradoxe de la vie privée" href="http://www.identitesactives.net/?q=lexique-terme21-paradoxe-de-la-vie-privee">paradoxe de la vie privée</a> : d&#8217;un côté, les internautes ne cessent de s&#8217;exprimer sur le Net, de l&#8217;autre, ils ont une peur bleue des conséquences que cela peut avoir pour leur propre vie privée.</p>
<p>De même que le sexe ne se réduit pas à des atteintes aux bonnes moeurs, non plus qu&#8217;à de la pornographie, ou de la prostitution, le fait de s&#8217;exprimer sur le Net ne se réduit pas au commerce des données personnelles, à de l&#8217;exhibitionnisme pas plus qu&#8217;à des atteintes à la vie privée.</p>
<h3>On n&#8217;a jamais eu autant besoin de vie privée</h3>
<p>Prenons le problème par la racine, à savoir les adolescents, cette génération dite des &#8220;<em>natifs du numérique</em>&#8221; parce qu&#8217;ils ont tout le temps grandi avec, sinon dedans. On entend souvent dire d&#8217;eux qu&#8217;ils n&#8217;auraient plus de notion de vie privée, qu&#8217;elle serait <a href="http://www.internetactu.net/2009/03/12/la-vie-privee-un-probleme-de-vieux-cons/">dépassée</a>. C&#8217;est doublement inexact.</p>
<p>D&#8217;une part parce que, dans toute l&#8217;histoire de l&#8217;humanité, on n&#8217;avait jamais autant débattu de cette notion de &#8220;<em>vie privée</em>&#8221; que ces dernières années. D&#8217;autre part parce que les adolescents en particulier, et les internautes en général, font précisément grand cas de leur vie privée, même s&#8217;ils en ont <a href="http://www.internetactu.net/2010/01/04/vie-privee-le-point-de-vue-des-petits-cons/">une conception</a> quelque peu différente de ceux qui n&#8217;ont pas grandi avec Google, Facebook, MySpace et MSN.</p>
<p>Comme le <a href="http://www.zephoria.org/thoughts/archives/2010/01/16/facebooks_move.html">souligne</a> danah boyd, chercheuse ès médias sociaux, &#8220;<em>la vie privée n&#8217;est pas une technologie binaire que l&#8217;on peut allumer ou éteindre</em>&#8221; :</p>
<blockquote><p>&#8220;La vie privée renvoie au fait de pouvoir contrôler la situation, de pouvoir contrôler quelle information va où, et d&#8217;avoir la possibilité d&#8217;en réajuster le flux de manière appropriée lorsque l&#8217;information déborde ou va trop loin. Les gens se préoccupent de leur vie privée parce qu&#8217;ils ont peur d&#8217;en perdre le contrôle.&#8221;</p>
</blockquote>
<p><span id="more-557"></span></p>
<div align="center"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/03/1001-facebook-momday1.png" alt="1001-facebook-momday1" title="1001-facebook-momday1" width="100%" class="alignnone size-full wp-image-9735" /></div>
<p>Quand les adolescents expliquent que, sur le Net, ils vivent de manière &#8220;<a href="http://www.zephoria.org/thoughts/archives/2010/01/25/public_by_defau.html">publique par défaut, privée lorsque nécessaire</a>&#8220;, ça ne signifie pas pour autant que la notion de vie privée est en passe de disparaître. Au contraire, estime danah boyd, cela veut dire à quel point leur intimité est importante à leurs yeux, tout autant sinon plus que la publicité qu&#8217;ils peuvent y rechercher :</p>
<blockquote><p>&#8220;Quand, par défaut, notre vie est privée, on doit faire attention à ce que l&#8217;on rend public. Mais quand, par défaut, ce que l&#8217;on fait est public, on devient très conscient des enjeux liés à sa vie privée.</p>
<p>Et je pense que les gens n&#8217;ont jamais été aussi soucieux de leur vie privée. Parce que l&#8217;on ne veut pas partager tout ce que l&#8217;on fait, tout le temps, avec tout le monde et n&#8217;importe qui.&#8221;</p>
</blockquote>
<div align="center"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/03/1001facebook-family-matters1.png" alt="1001facebook-family-matters1" title="1001facebook-family-matters1" width="100%" class="alignnone size-full wp-image-9732" /></div>
<p>Le problème, c&#8217;est que le statut de &#8220;<em>personnalité publique</em>&#8220;, après avoir longtemps été réservé à un nombre restreint de privilégiés, est aujourd&#8217;hui accessible à tout un chacun, en quelques clics. Or, s&#8217;inquiète danah boyd, &#8220;<em>les conséquences sociales, considérables, de ce changement de paradigme ne seront jamais assumées par les geeks de la Silicon Valley qui en sont responsables</em>&#8221; :</p>
<blockquote><p>&#8220;Certains d&#8217;entre eux voudraient forcer tout le monde à accepter ce changement culturel où la vie publique serait la nouvelle norme sociale. Je ne pense pas que ce soit très raisonnable, et ne pense pas non plus que c&#8217;est ce que réclament les gens.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas parce que certains ont compris qu&#8217;ils pouvaient gagner quelque chose à s&#8217;exposer que tout le monde en a envie. Et ça ne veut pas dire, non plus, que la &#8220;<em>vie privée</em>&#8221; n&#8217;a plus de valeur. Il faut leur donner la possibilité de se protéger, et de faire face aux conséquences que cela entraînera.</p>
<p>Je doute que ces magnats de la Silicon Valley aient envie que leurs enfants connaissent les préférences sexuelles de leurs professeurs.&#8221;</p>
</blockquote>
<div align="center"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/03/1001Facebookmamadrama1.png" alt="1001Facebookmamadrama1" title="1001Facebookmamadrama1" width="100%" class="alignnone size-full wp-image-9737" /></div>
<h3>Facebook ne relève pas de la vie privée ? Tant mieux !</h3>
<p>Au commencement de l&#8217;histoire de Facebook, il fallait être membre de telle ou telle école ou communauté pour avoir le droit de s&#8217;y inscrire. Et puis les choses ont changé, et Marc Zuckerberg, son fondateur, a <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/01/11/pour-le-fondateur-de-facebook-la-protection-de-la-vie-privee-n-est-plus-la-norme_1289944_651865.html">déclaré</a>, en janvier 2010, que &#8220;<em>les gens sont désormais à l&#8217;aise avec l&#8217;idée de partager plus d&#8217;informations différentes, de manière plus ouverte et avec plus d&#8217;internautes. (&#8230;) La norme sociale a évolué</em>&#8220;, et la notion de confidentialité des informations publiées sur Facebook avec.</p>
<p>Sur le web, les blogs et dans la presse, ce fut la curée. La quasi-totalité des réactions engendrées par ces déclarations étaient outrée, dénonçant cette façon qu&#8217;aurait Facebook de vouloir en finir avec la vie privée. Seul ou presque, <a href="http://wiki.fsfe.org/Fellows/Hugo">Hugo Roy</a>, l&#8217;un des plus fins observateurs français des questions de <a href="http://blog.hugoroy.eu/mots/liberte-numerique/">liberté numérique</a>, s&#8217;en est par contre <a href="http://blog.hugoroy.eu/2010/01/11/la-fin-de-la-vie-privee-sur-facebook/">félicité</a> :</p>
<blockquote><p>&#8220;Alors, sur Facebook, point de vie privée. Tout est public. Moi, je jubile. C’est une très bonne nouvelle.&#8221;</p>
</blockquote>
<div align="center"><a href="http://www.geekculture.com/joyoftech/joyarchives/1330.html"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/03/1003facebook-big-brother.jpg" alt="1003facebook-big-brother" title="1003facebook-big-brother" width="100%" class="aligncenter size-full wp-image-9717" /></a></div>
<p>Assistant du président de la Free Software Foundation Europe, défenseur des libertés numériques et des logiciels libres, Hugo Roy n&#8217;a pas particulièrement le profil d&#8217;un marchand de données personnelles cynique ou liberticide. Et c&#8217;est précisément ce qui le ravit dans cet aveu de Facebook, dont le fonds de commerce est précisément de commercialiser nos données qui, dès lors, ne peuvent plus vraiment être qualifiées de &#8220;<em>privées</em>&#8220; :</p>
<blockquote><p>&#8220;Facebook est principalement un outil de partage. (&#8230;) A partir de là, toute discussion sur la vie privée ou sur la protection des données est illusoire, contradictoire et un peu ridicule.</p>
<p>Confier la protection de votre vie privée à des paramètres informatiques que vous ne contrôlez pas, et qui sont contrôlés par une entreprise dont le business se base sur vos données, cela n’a pas de sens. Vous ne pouvez pas faire confiance à Facebook pour le respect de votre vie privée.&#8221;</p>
</blockquote>
<p>Ainsi, il n&#8217;y a rien de choquant à ce que Google indexe ce que nous décidons de rendre public, le contraire serait même décevant : quand on s&#8217;exprime, c&#8217;est pour être entendu, écouté. Evoquant le débat sur le &#8220;<em><a href="http://blog.hugoroy.eu/2009/11/16/le-droit-a-loubli-numerique-aborde-au-forum-de-la-gouvernance-de-linternet/">droit à l&#8217;oubli</a></em>&#8220;, Hugo Roy rappelle ainsi à quel point les termes du débat ont mal été posés :</p>
<blockquote><p>&#8220;Si je publie un livre, je dois assumer mes propos, et ce, même dans quelques années. Mais je ne peux pas me plaindre que ce que j’écris dans ce livre mette à nu mes opinions, mes idées. C’est même le but de publier ! Ce que les gens publient sur Internet est public.</p>
<p>Ce qui est intime et relève de la vie privée doit rester privé et n’a pas vocation à être publié. Les outils et services que vous utilisez doivent vous garantir le contrôle et la protection de cette intimité et des données personnelles.&#8221;</p>
</blockquote>
<div align="center"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/03/1003privacy-scarf.jpg" alt="1003privacy-scarf" title="1003privacy-scarf" width="100%" class="alignnone size-full wp-image-9723" /></div>
<p>Pour lui, la <a href="http://blog.hugoroy.eu/2009/11/10/le-%c2%abdroit-a-loubli%c2%bb-est-il-possible-sur-le-reseau/">solution</a> est toute trouvée, et pas bien compliquée : &#8220;<em>Il faut que chacun prenne en main le contrôle de ses propres données et saisisse la différence entre ce qui est privé sur le réseau, et ce qui est public</em>&#8221; :</p>
<blockquote><p>&#8220;Gardez bien à l’esprit que tout ce que vous ne contrôlez pas est définitivement hors de votre portée. Le réseau n’oubliera rien. Il faut apprendre à maîtriser ce que l’on publie, et surtout garder ce qui est intime hors du Web public. C’est un espace public, votre vie privée n’a rien à y faire.</p>
<p>Entrer sur un réseau social, c’est accepter de devenir un individu à l’intérieur de ce système, qui comme tout objet social, peut faire l’étude d’analyse, voire intéresser des entreprises pour y faire du marketing. Acceptez les règles du jeu, poussez vos paramètres vers toujours davantage de publicité et vous verrez, vous profiterez pleinement de Facebook.&#8221;</p>
</blockquote>
<h3>Vers une société de sousveillance</h3>
<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/03/1003VoirEtPouvoir1.jpg" width="159" height="241" class="alignnone size-full wp-image-9721" alt="Voir et pouvoir, qui nous surveille ? par Jean Gabriel Ganascia" title="Voir et pouvoir, qui nous surveille ? par Jean Gabriel Ganascia" hspace="3" vspace="3" align="right" />Dans son ouvrage &#8220;<a href="http://www-poleia.lip6.fr/~ganascia/VoiretPouvoir">Voir et pouvoir: qui nous surveille ?</a>&#8221; (<a href="http://www.amazon.fr/Voir-pouvoir-qui-nous-surveille/dp/2746504499/internetnet-21">Amazon</a>), Jean-Gabriel Ganascia, philosophe et professeur d&#8217;informatique qui travaille sur l&#8217;éthique et la philosophie politique de la société de l&#8217;information, se penche sur la société de <a title="Sousveillance" href="http://www.identitesactives.net/?q=lexique-terme23-sousveillance">sousveillance</a>. </p>
<p>En référence à la structure carcérale et de surveillance du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Panoptique">Panopticon</a> de Jeremy Bentham, Ganascia qualifie de &#8220;<a href="http://www-poleia.lip6.fr/~ganascia/Catopticon">Catopticon</a>&#8221; cette infosphère où tout le monde peut observer tout le monde, et où le regard, contrairement aux surveillants du panoptique, vient d&#8217;&#8221;<em>en bas</em>&#8221; (&#8221;<em>cata</em>&#8221; signifiant à la fois &#8220;<em>sous</em>&#8221; et &#8220;<em>retour</em>&#8220;).</p>
<p>Dans la société de surveillance, rappelle Ganascia, celui qui a le pouvoir, c&#8217;est celui qui voit, celui qui est devant l&#8217;écran de contrôle. Ceux qui sont devant les caméras ne savent pas quand (ni si) Big Brother les regarde, et préfèrent donc s&#8217;auto-censurer plutôt que de risquer de se voir reprocher quoi que ce soit. C&#8217;est ainsi que Big Brother parvient à les contrôler, sans même avoir besoin de les regarder.</p>
<p>A contrario, avec la sousveillance, le pouvoir n&#8217;est plus de regarder, mais d&#8217;être vu, et il n&#8217;est plus vertical, mais horizontal : dans la mesure où tout un chacun a la possibilité d&#8217;être sous les feux des projecteurs, et que l&#8217;on ne s&#8217;observe non pour se surveiller, mais pour s&#8217;informer, &#8220;<em>protéger, assister et accompagner</em>&#8221; :</p>
<blockquote><p>&#8220;Il en résulte un changement radical : tout le monde échange avec tout le monde ; courriers électroniques, blogs, micro-blogs, réseaux sociaux assurent à tous un accès à tous. En contrepartie, tous se préparent à accueillir le regard de tous. Et ce regard est de moins en moins perçu comme négativement, comme une intrusion dans l&#8217;espace propre à l&#8217;individu.</p>
<p>Bien au contraire, chacun aspire à attirer le plus grand nombre de regards, car leur nombre atteste de la réussite de celui qui les reçoit (&#8230;). A l&#8217;organisation hiérarchique qui régissait le Panopticon, où la caste des surveillants exerçait une autorité silencieuse, mais absolue et discrétionnaire sur les prisonniers, se substitue une rigoureuse égalité.&#8221;
</p>
</blockquote>
<p>Au moment où les internautes craignent pour leurs données personnelles, et que certains présentent Google et Facebook comme les nouveaux Big Brother des années 2010, Ganascia craint, lui, qu&#8217;&#8221;<em>à trop s&#8217;inquiéter des menaces de la surveillance, on en oublie les autres périls, en particulier ceux que la sousveillance généralisée fait peser sur l&#8217;autonomie de l&#8217;individu, sur l&#8217;égalité des hommes et sur la solidarité</em>&#8221; :</p>
<blockquote><p>&#8220;En effet, pour se prémunir de logiques totalitaires comme celles qu&#8217;Orwell met en scène dans 1984, on doit exiger une communication totale de tous avec tous, sans aucune censure, et imposer un principe de transparence généralisée pour promouvoir une libre circulation de l&#8217;information entre tous.&#8221;</p>
</blockquote>
<p>Or, pour lui, &#8220;<em>le risque majeur ne tient plus tant à la divulgation des données personnelles et à l&#8217;abrogation des libertés qu&#8217;à l&#8217;anonymat dans lequel on risque d&#8217;être plongé à jamais ou, pire, à un référencement erroné que l&#8217;on subit sans pouvoir rien y changer, ou encore à la persistance d&#8217;un passé révolu que l&#8217;on souhaiterait oublier</em>&#8220;&#8230;</p>
<p>Des &#8220;<em>risques majeurs</em>&#8221; somme toute bien moindres que <a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2010/01/28/le-monde-entier-enterre-la-vie-privee/">ceux posés</a> par la multiplication des technologies de contrôle à l&#8217;oeuvre dans notre société de surveillance, celle où le contrôle se fait d&#8217;en haut, où le citoyen est tenu d&#8217;accepter d&#8217;être surveillé (au motif que seuls ceux qui ont quelque chose à se reprocher auraient quelque chose à cacher), où il doit démontrer son identité (par papiers &#8220;<em>sécurisés</em>&#8220;, ou via l&#8217;empreinte de ses doigts), quand ce n&#8217;est pas son innocence (au moyen de son ADN, ou lorsqu&#8217;il fait l&#8217;objet d&#8217;une plainte pour <a href="http://codedo.blogspot.com/">outrage et rébellion</a> après avoir été placé en garde à vue sans qu&#8217;aucune charge ne soit finalement retenue contre lui).</p>
<p>Les <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/contre_debat_sur_lidentite_nationale/20091118.OBS8196/etesvous_sures_detre_francais_.html" title="Etes-vous sûr(e)s d'être Français ?">milliers de Français</a> contraints de démontrer leur nationalité, à grand renfort de papiers administratifs qu&#8217;ils sont souvent bien en peine, voire incapables, de réunir, illustrent parfaitement à quel point ce qui nous menace, dans cette société de surveillance, de contrôle et de suspicion, ce n&#8217;est plus tant, comme le <a href="http://www.internetactu.net/2009/10/21/la-valeur-sociale-de-la-vie-privee/" title="La valeur sociale de la vie privée">soulignait</a> Daniel Solove, un monde orwellien, mais bien plutôt un monde kafkaïen&#8230;</p>
<p>A contrario, il est tout à fait possible de se faire un nom, une réputation, et donc de reprendre le contrôle de son identité sur les réseaux où, paradoxalement, pour protéger sa vie privée, il faut, non pas tant s&#8217;en méfier, et s&#8217;y cacher qu&#8217;y aller, et s&#8217;y faire connaître&#8230;</p>
<h3>En route vers de nouvelles libertés</h3>
<p>Andy Warhol avait <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Quart_d'heure_de_célébrité">pronostiqué</a> que &#8220;<em>dans le futur, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale</em>&#8220;. Le quart d&#8217;heure risque fort de se prolonger, indéfiniment, et le problème serait plutôt de savoir en quelle mesure il est, et sera encore possible, à l&#8217;avenir, d&#8217;avoir son &#8220;<em>quart d&#8217;heure d&#8217;anonymat</em>&#8220;&#8230;</p>
<p>Dans les espaces publics physiques, nos déplacements et propos relevaient de la vie privée, d&#8217;où les problèmes posés, par exemple, par la vidéosurveillance, qui fait de tout un chacun un suspect potentiel, et représente donc une atteinte à nos libertés. A contrario, dans les espaces publics de cette société de sousveillance, notre vie est d&#8217;abord et avant tout publique : ce qui relève vraiment de notre vie privée n&#8217;a rien y faire, et il faut apprendre à se donner les moyens de la protéger.</p>
<p>Paradoxalement, cette évolution des usages, des moeurs, et donc de la &#8220;<em>norme sociale</em>&#8220;, est probablement une bonne nouvelle en terme de &#8220;<em>libertés</em>&#8221; : jamais encore les gens n&#8217;avaient autant désiré reprendre ainsi en main le contrôle de leur &#8221;<em>vie privée</em>&#8220;.</p>
<div align="center"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/03/1001-facebook-MILFS.png" alt="1001-facebook-MILFS" title="1001-facebook-MILFS" width="100%" class="alignnone size-full wp-image-9729" /></div>
<p>De même que la libération sexuelle n&#8217;a pas fait de la génération 68 des dépravés polygames, mais des personnes a priori plus responsables et moins coincées, le fait qu&#8217;il soit plus simple, aujourd&#8217;hui, d&#8217;être une personnalité publique ne signifie aucunement la fin de la vie privée.</p>
<p>La libération sexuelle a permis de libérer, et de banaliser, la sexualité, contribué au féminisme, à la reconnaissance des droits des homosexuels, au fait que les rapports humains ne sont plus uniquement dominés par le patriarcat. Elle n&#8217;a pas pour autant obligé tout le monde à faire l&#8217;amour avec tout un chacun. Et ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;un nombre croissant d&#8217;internautes décident de mener une &#8220;<em>vie publique</em>&#8221; que tous les internautes &#8220;<em>doivent</em>&#8221; faire de même. C&#8217;est d&#8217;abord et avant tout une question de libertés.</p>
<p><em>Captures d&#8217;écran extraites de la <a href="http://www.lamebook.com/category/parents-family">Parents/Familles</a> de Lamebook.com, qui répertorie les &#8220;meilleurs&#8221; plantages &#038; &#8220;fails&#8221; sur Facebook.</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Google Buzz, départ manqué et vie privée</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Feb 2010 16:40:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Roy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
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		<category><![CDATA[vie privée]]></category>

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		<description><![CDATA[Google a lancé cette semaine son nouveau produit, Google Buzz. On y voit sans conteste une tentative de faire de l&#8217;ombre à Facebook et il faut dire que Google a les atouts pour le concurrencer. Évidemment, avec tous les services Google que les gens utilisent, ça fait un paquet d&#8217;informations à partager. Interconnectez le tout, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Google a lancé cette semaine son nouveau produit, <a href="http://www.google.com/buzz">Google Buzz</a>. On y voit sans conteste une tentative de faire de l&#8217;ombre à Facebook et il faut dire que Google a les atouts pour le concurrencer. Évidemment, avec tous les services Google que les gens utilisent, ça fait un paquet d&#8217;informations à partager. Interconnectez le tout, ajoutez un <a href="http://fr.buzz.yahoo.com/">nom piqué à Yahoo!</a> et un logo à la Google et vous obtenez Google Buzz.</p>
<p>Je dois dire que l&#8217;outil lui-même souffre encore de quelques imprécisions (notamment, comment est-ce que j&#8217;y partage automatiquement les billets de mon blog?) mais je dois dire que techniquement, c&#8217;est pas mal du tout. J&#8217;aime bien notamment cette capacité à tout centraliser (compte Twitter, photos Flickr et la ribambelle de services Minitel 2.0), couplé avec des protocoles et APIs ouverts, ça a du potentiel.</p>
<p>Mais évidemment, comment ne pas rater plus magistralement le lancement de son produit? Les problèmes de vie privée ont été au cœur des commentaires &#8211; et à juste titre. Rendre public par défaut la liste des abonnés publique, c&#8217;est-à-dire montrer à tout le monde avec qui vous échangez le plus de mails <em>privés</em> faut-il le rappeler; et aussi partager ces informations sans votre consentement, mais par défaut… on pouvait difficilement faire plus maladroit.</p>
<p>Les premières victimes n&#8217;ont pas tardé à se faire entendre. (Lire notamment <a href="http://fugitivus.wordpress.com/2010/02/11/fuck-you-google/"><em>F*ck you, Google</em></a>, où la bourde de Google a des conséquences très très dommageable pour cette personne). <em>Correction: la page est désormais bloquée, donc pour savoir de quoi il était question, lire l&#8217;<a href="http://www.guardian.co.uk/technology/blog/2010/feb/12/google-buzz-stalker-privacy-problems">article du Guardian</a>.</em></p>
<p>Alors évidemment, Google est largement responsable. Les courriels échangés via Gmail relèvent de la <strong>correspondance privée</strong>. Il ne viendrait jamais à l&#8217;idée de Google de publier les destinataires de vos courriels, c&#8217;est pourtant ce qu&#8217;ils ont fait maladroitement avec Buzz et la liste par défaut des abonnés (sans compter le partage automatique des contenus détenus par d&#8217;autres services Google, comme Reader, que cela impliquait).</p>
<p>Le magazine Wired, tient désormais un sondage intitulé <a href="http://www.wired.com/epicenter/2010/02/buzz-poll/"><em>&laquo;&nbsp;What Buzzeth you About Google Buzz?&nbsp;&raquo;</em></a> sorte de top50 des erreurs et des fautes de Google.</p>
<p>Cependant, j&#8217;aimerais quand même rappeler quelque chose… notamment à la lecture de cette réponse (numéro 3) du sondage :</p>
<blockquote><p>Breach of Trust<br />
by Anonymous</p>
<p>I am a lawyer.  The names of clients, witnesses, investigators, and  expert witnesses are all confidential, and Google just breached the  trust that my clients have in me to keep ALL of their information  confidential. I signed up for email.  Not social networking.  We can no  longer trust Google.  They do not appreciate our privacy.  Lawyers must  immediately cease using Google provided services since they breach our  client&#8217;s privacy.</p></blockquote>
<p>Premièrement, je trouve l&#8217;attitude de cet avocat plutôt maladroite. Il a la confiance de ses clients, ses témoins et des enquêteurs etc. et qu&#8217;a-t-il fait de la responsabilité qui lui incombe de protéger leur confidentialité? Il a donné l&#8217;entière responsabilité de cette tâche à Google. J&#8217;aimerais connaître les raisons qui peuvent l&#8217;amener à faire confiance à Google. Ça me rappelle <a href="http://www.wired.com/dangerroom/2009/09/note-to-gunrunners-dont-use-gmail/">l&#8217;histoire de ce trafiquant d&#8217;arme belge</a>, arrêté notamment via les courriels qu&#8217;il échangeait sur Gmail. C&#8217;est cocasse.</p>
<p>Car si encore Gmail n&#8217;était que votre facteur, je peux comprendre que vous fassiez confiance à Google comme facteur. Après tout, vous devez faire de même avec la Poste. Mais que vous lui laissiez toutes les données, tous vos courriers et toutes les informations qu&#8217;ils contiennent… La confiance implique le principe de mutualité. Quelle mutualité y a-t-il entre vous et le géant Google?</p>
<p>Deuxièmement, le courrier c&#8217;est une chose… mais Buzz centralise et partage, interconnecte en quelque sorte toutes les données que vous confiez à Google. Et c&#8217;est là le drame, certains se rendent compte de la masse d&#8217;informations faramineuse qu&#8217;ils ont confiée et qui ne sont pour Google qu&#8217;à la portée de quelques clics et modifications, et tout ça sans aucun contrôle possible de votre part (ou <a href="https://www.google.com/dashboard">si peu</a>).</p>
<p>Je pense qu&#8217;en ce qui concerne les problèmes de vie privée, le pouvoir de nuisance de Google n&#8217;est que le pouvoir que nous, utilisateurs, voulons bien lui donner, en abandonnant non seulement nos données, mais aussi notre propre responsabilité de protéger notre vie privée; une responsabilité qui incombe à tous et dont les répercussions se font sentir dans toute la société.</p>
<p>Enfin, pendant ce temps-là chez Facebook, on va aussi sur le terrain de Google. En dévoilant un peu plus <a href="http://www.facebook.com/sitetour/chat.php">leur application de messagerie instantanée</a>, ils se rapprochent de Google Talk. Pour finir sur une note positive, ça nous fait encore plus de personnes qui utilisent XMPP/Jabber. Bonne nouvelle.</p>
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		<title>Suivre les débats sur la loi LOPPSI</title>
		<link>http://blog.hugoroy.eu/2010/02/11/suivre-les-debats-sur-la-loi-loppsi/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Feb 2010 13:02:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Roy</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En ce moment à l&#8217;Assemblée nationale est examinée la loi LOPPSI (Orientation et Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure), pot-pourri de mesures sécuritaires et liberticides avec entre autres au menu&#160;: censure de l&#8217;internet par filtrage (sur décision du ministère de l&#8217;intérieur) et vidéosurveillance. Officiellement, on parle de &#171;&#160;combattre le fléau de la pédo-pornographie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En ce moment à l&#8217;Assemblée nationale est examinée la loi LOPPSI (Orientation et Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure), pot-pourri de mesures sécuritaires et liberticides avec entre autres au menu&nbsp;: censure de l&#8217;internet par filtrage (sur décision du ministère de l&#8217;intérieur) et vidéosurveillance.</p>
<p>Officiellement, on parle de &laquo;&nbsp;combattre le fléau de la pédo-pornographie sur l&#8217;internet&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;vidéo<em>protection</em>». C&#8217;est ce qu&#8217;on appelle les miracles du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Novlangue">novlangue</a> mélangé avec l&#8217;efficacité avérée de la propagande classique.</p>
<p>Pour suivre un peu les débats, voici quelques pistes</p>
<h3>Voir les séances en direct à l&#8217;Assemblée nationale</h3>
<p>Ça se passe <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/video/direct/seancedirect.asp">sur le site de l&#8217;assemblée nationale</a>. Le plus simple est d&#8217;ouvrir dans <a href="http://videolan.org/vlc">votre lecteur vidéo favori</a>&nbsp;: <a href="rtsp://a384.v313358.c31335.g.vq.akamaistream.net/7/384/31335/v0001/assembleenat.download.akamai.com/31335/mp4/fluxh264live1.sdp">rtsp://a384. [...] mp4/fluxh264live1.sdp</a></p>
<h3>Les &laquo;&nbsp;gazoullis&nbsp;&raquo;</h3>
<p>Vous pouvez aussi suivre ce qui se dit sur <a href="http://twitter.com/#search?q=%23Loppsi">twitter</a>, mais il y a beaucoup de choses plus intéressantes sur <a href="http://identi.ca/tag/loppsi">identi.ca #loppsi</a>. Pour savoir en bref ce qui se passe dans les tribunes de l&#8217;Assemblée, il y a l&#8217;excellent groupe Regards Citoyens qui publie sur son site <a href="http://www.regardscitoyens.org/en-direct-des-tribunes-enfin-presque/">un compte-rendu en direct</a>.</p>
<h3>La Quadrature du Net</h3>
<p>Enfin, lisez <a href="http://www.laquadrature.net/fr/filtrage-du-net">le dossier et les communiqués de presse</a> des citoyens de la Quadrature du Net sur le sujet. N&#8217;oubliez pas que leur action n&#8217;existe que grâce à <a href="http://www.laquadrature.net/Soutien2010">notre soutien</a>.</p>
<p><a href="http://laquadrature.net/fr/filtrage-du-net"><img src="http://www.laquadrature.net/themes/zen/lqdn/logo.png" alt="" /> <a href="http://www.laquadrature.net/fr/filtrage-du-net"><img src="http://www.laquadrature.net/files/loppsi_150px.png" alt="" /></a></p>
<h3>Assister aux débats à l&#8217;Assemblée</h3>
<p>Si vous êtes sur Paris, n&#8217;hésitez pas à essayer d&#8217;assister aux débats, c&#8217;est très enrichissant.<br />
Les détails: <a href="http://www.deputesgodillots.info/depute-comment-assister-aux-debats.html">Comment assister aux débats</a> par DeputésGodillots.Info</p>
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		<title>La fin de la vie privée sur facebook</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 19:49:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Roy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
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		<category><![CDATA[facebook]]></category>
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		<category><![CDATA[liberté numérique]]></category>
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		<description><![CDATA[Enfin&#160;! la vie privée devient sujets d&#8217;actualité et d&#8217;inquiétudes, dans un monde où chacun est suivi continuellement par des entreprises et par l&#8217;État. Avec une interconnexion croissante et l&#8217;échange d&#8217;information par les réseaux qui s&#8217;étend, nous pouvons potentiellement partager avec le monde entier, en toute transparence et instantanément, nos moindres faits et gestes. Internet étire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Enfin&nbsp;! la vie privée devient sujets d&#8217;actualité et d&#8217;inquiétudes, dans un monde où chacun est suivi continuellement par des entreprises et par l&#8217;État. Avec une interconnexion croissante et l&#8217;échange d&#8217;information par les réseaux qui s&#8217;étend, nous pouvons potentiellement partager avec le monde entier, en toute transparence et instantanément, nos moindres faits et gestes. Internet étire désormais sa toile jusque dans nos téléphones portables.</p>
<p>Alors, forcément, ça crée des ruptures. Les conséquences se font sentir au-delà de la technologie, ce sont nos comportements qui changent. Aujourd&#8217;hui, on a tendance à tout partager, à tout montrer, à tout publier. Il semble que ma génération ait surpassé un certain complexe de la vie privée, de l&#8217;intimité.</p>
<p>Est-ce vraiment le cas&nbsp;?</p>
<p>Peut être pas, car en dépit de ces nouvelles pratiques sociales sur le Web, la vie privée reste au centre des préoccupations. Les récents débats sur le <a href="/mots/oubli/">droit à l&#8217;oubli</a> révèlent que l&#8217;on commence à se poser des questions sérieuses sur l&#8217;avenir de ces données que nous «&nbsp;laissons traîner&nbsp;» volontairement sur Internet.</p>
<div class="illus illusid fdroite">
    <a href="http://www.geekculture.com/joyoftech/joyarchives/1330.html"><img alt="picture, big brother" class="framed" src="http://blog.hugoroy.eu/wp-content/uploads/2010/01/facebookbigbrother-300x282.gif" /></a></p>
<div class="credit"><a href="http://www.geekculture.com/joyoftech/joyarchives/1330.html">&copy; Joy of Tech</a></div>
<div class="legende">Facebook, big brother ?</div>
</p></div>
<p>Ainsi, beaucoup s&#8217;insurgent contre la nouvelle politique de Facebook concernant la confidentialité. Mark Zuckerberg, fondateur et dirigeant de Facebook, vient même de déclarer</p>
<blockquote><p><strong>The Age of Privacy is Over</strong><br />
<small><a href="http://www.readwriteweb.com/archives/facebooks_zuckerberg_says_the_age_of_privacy_is_ov.php">ReadWriteWeb</a></small></p></blockquote>
<p>Alors, <strong>sur Facebook, point de vie privée. Tout est public.</strong> Moi, je jubile. C&#8217;est une très bonne nouvelle, mais <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/11/a-la-une/facebook-vie-privee/">beaucoup</a> <a href="http://www.eff.org/deeplinks/2009/12/facebooks-new-privacy-changes-good-bad-and-ugly">ne pensent</a> <a href="http://gawker.com/5426176/facebooks-great-betrayal">pas comme moi</a>.</p>
<p>Remettons-nous donc un peu dans le contexte. Début décembre, Facebook met à jour les options de vie privée, avec des <a href="http://climbtothestars.org/archives/2010/01/03/facebook-privacy-settings-first-results/">nouveaux paramètres, par défaut largement moins “protecteurs vis-à-vis de la vie privée”</a>. C&#8217;est-à-dire que beaucoup de choses qui auparavant étaient accessibles uniquement à un cercle restreint de relations (votre &laquo;&nbsp;liste d&#8217;amis&nbsp;&raquo;), se trouvent à la portée de tous. Quand on sait que la grande majorité des gens utilisent les paramètres par défaut, il y a de quoi se fâcher. Car en effet, une quantité phénomènale de données et d&#8217;informations <strong>qui étaient sur Facebook mais qui étaient destinées à rester privées</strong>, est soudainement rendue publique. Même les photos personnelles de Mark Zuckerberg étaient désormais accessibles à tous (et certainement pas par maladresse). Avec les nouveaux paramètres, notamment avec le &laquo;&nbsp;partage avec les amis d&#8217;amis&nbsp;&raquo;, potentiellement <strong>tout ce qui est sur votre profil est visible par n&#8217;importe qui</strong>.</p>
<p>Oui, ça veut dire les photos de soirées que vous avez publiées, maintenant votre patron, votre professeur ou votre oncle les verront.</p>
<p>Alors comment en est-on arrivé là&nbsp;? Qu&#8217;est-ce qui explique ce changement brutal&nbsp;? Comment s&#8217;en sortir&nbsp;?</p>
<p><strong>La première erreur, ça a été de considérer en premier lieu qu&#8217;on pouvait parler de vie privée</strong>. Kaliya Hamlin se demandait&nbsp;: <a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/12/16/a-la-une/changement-vie-privee-confidentialite-facebook/">Peut-on encore parler de vie privée sur Facebook&nbsp;?</a></p>
<p>Facebook est principalement un outil de partage. La grande différence avec d&#8217;autres outils de partage, comme Youtube qui partage des vidéos, c&#8217;est que le partage est focalisé non sur le contenu mais sur les individus. La façon dont s&#8217;y organisent les flux se focalise moins sur ce qui est dit que sur celui qui le dit et ceux à qui le message est destiné.</p>
<p>Néanmoins, cela ne change pas le fait que le contenu qui est <strong>partagé</strong>, est <strong>publié</strong>. Comme lorsque vous publiez une vidéo sur Youtube, ce que vous publiez sur Facebook est public. Alors à partir de là, toutes les discussions sur la vie privée ou sur la protection des données, est illusoire, contradictoire et un peu ridicule.</p>
<p>Par conséquent, certains ont parlé de trahison. Facebook aurait en quelque sorte rompu un<em> accord tacite </em>qu&#8217;il avait avec ses utilisateurs. En effet, beaucoup de personnes ont commencé à utiliser Facebook en pensant que c&#8217;était un outil, non pas de publication, mais un outil pour communiquer avec des personnes proches, des amis, ou les membres d&#8217;un réseau relativement restreint. Dans l&#8217;esprit de départ, effectivement, c&#8217;était un peu ça, car il s&#8217;agissait essentiellement d&#8217;un réseau d&#8217;étudiants. Donc la sensibilité des données était moindre. Vos photos de soirées étudiantes, au final cela vous importe peu que tous les autres étudiants de votre université puissent les voir, puisque de toute façon ils y étaient certainement.</p>
<p>Alors qu&#8217;est-ce qui explique ce changement brutal&nbsp;? Eh bien, cela vient du fait que <strong>vous ne contrôlez pas Facebook</strong>. C&#8217;est un site web avec, derrière, des intérêts commerciaux. D&#8217;ailleurs, il n&#8217;y a pas forcément des <a href="http://www.guardian.co.uk/technology/2008/jan/14/facebook">gens sans arrières pensées</a> et la motivation va au-delà de la simple recherche de profit… Ce qu&#8217;il faut retenir, c&#8217;est que les gens qui ont utilisé Facebook dans une optique compatible avec le respect de leur vie privée, se sont trompés. Techniquement, la vie privée a besoin d&#8217;un certain nombre d&#8217;encadrements que la loi notamment est là pour faire respecter. Par exemple, la loi française protège la correspondance privée. C&#8217;est-à-dire que ce que vous échangez par courrier ou par email, relève de la correspondance privée et que par conséquent ni La Poste, ni votre fournisseur de messagerie, n&#8217;ont le droit de violer cette correspondance. Plus précisément, ils n&#8217;ont pas le droit de lire vos courriers et ils n&#8217;ont pas le droit de les modifier. D&#8217;ailleurs, pourquoi mettez-vous une enveloppe lorsque vous envoyez une lettre&nbsp;? C&#8217;est là une mesure technique que vous prenez, afin de protéger votre correspondance privée.</p>
<p>Sur Internet, les même règles s&#8217;appliquent. La loi s&#8217;applique également. Mais le problème, c&#8217;est que tout le monde a oublié de prendre les précautions techniques qui s&#8217;imposaient pour protéger sa vie privée. Pourquoi personne n&#8217;utilise &laquo;&nbsp;d&#8217;enveloppe&nbsp;&raquo; virtuelle pour ses courriers électroniques&nbsp;? Vous rendez-vous compte que chaque email que vous envoyez peut potentiellement être lu par de multiples intermédiaires&nbsp;? Il existe des précautions techniques que vous pouvez prendre.</p>
<p>Sur Facebook, ces précautions techniques pouvaient exister. Mais elles étaient illusoires. Puisque vous ne les contrôlez pas. En effet, les données publiées sur votre profil sont stockées sur des serveurs aux États-Unis. D&#8217;ailleurs quand vous supprimez une photographie qui était sur Facebook, il s&#8217;avère que le temps écoulé entre votre demande et le moment où la photo est <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/8060407.stm">effectivement supprimée est très long</a>. Le fait est que vous n&#8217;avez aucun moyen de le vérifier. <strong>Confier la protection de votre vie privée</strong> à des paramètres informatiques que vous ne contrôlez pas, et qui sont contrôlés par<strong> une entreprise dont le business se base sur vos données</strong>, cela n&#8217;a pas de sens. <a href="http://valleywag.gawker.com/5445592/why-you-shouldnt-trust-facebook-with-your-data-an-employees-revelations">Vous ne pouvez pas faire confiance à Facebook</a> pour le respect de votre vie privée.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi, si on continue à penser qu&#8217;il peut y être question de vie privée, on continue à être dans l&#8217;erreur et à se confronter potentiellement à des problèmes <em>à chaque fois</em> que Facebook décidera d&#8217;appliquer des changements à la politique de confidentialité, ou aux conditions d&#8217;utilisation, etc.</p>
<div class="illus illusid fgauche">
    <a href="http://www.geekculture.com/joyoftech/joyarchives/1330.html"><img alt="picture, big brother" class="framed" src="http://blog.hugoroy.eu/wp-content/uploads/2010/01/facebook-bigbrother-199x300.jpg" /></a></p>
<div class="credit">unknown</div>
</p></div>
<p>C&#8217;est d&#8217;autant plus probable, que Facebook cherche à faire de l&#8217;argent, et n&#8217;y est pas encore parvenu. Mon sentiment là-dessus est que Facebook doit s&#8217;ouvrir encore un peu plus, aller davantage vers le tout public, en sorte il faut que Facebook se rapproche de Twitter s&#8217;il veut capter plus d&#8217;information, plus d&#8217;audience, plus de pertinence, plus de contenu… et donc certainement plus de revenus publicitaires.</p>
<p>D&#8217;autre part, cette préoccupation soudaine pour la vie privée m&#8217;apparaît bien ridicule pour deux raisons. La première est que si à cette heure, il fallait dresser un bilan des menaces de notre vie privée, je ne placerais certainement pas Facebook en priorité… Il y a le fichage des citoyens (parfois illégal) par l&#8217;État, et quant au profilage des consommateurs, je pense que votre banque peut en connaître un rayon sur vous rien qu&#8217;avec votre carte bleue. La deuxième raison, c&#8217;est que cette inquiétude soudaine est en totale inadéquation avec les comportements. Supposons que par défaut, vos publications sur Facebook restent accessibles uniquement à vos &laquo;&nbsp;amis&nbsp;&raquo;. Étant donné que la plupart des personnes qui utilisent fréquemment Facebook ont au minimum 150 amis, on ne peut pas vraiment parler d&#8217;informations privées.</p>
<p>Alors pour terminer, comment s&#8217;en sortir&nbsp;? Mon conseil c&#8217;est de toujours bien garder à l&#8217;esprit que ce qu&#8217;on publie est public et que sur Internet, tout ce que vous ne contrôlez pas, est définitivement hors de votre portée. Le réseau n&#8217;oubliera rien. Il faut apprendre à <strong>maîtriser ce que l&#8217;on publie</strong>, et surtout garder ce qui est intime hors du Web public. Il n&#8217;est pas impossible de partager vos photos avec vos amis. Vous n&#8217;êtes pas obligés de passer par Facebook pour cela. Vous pouvez envoyer ces photos par pièce jointe par mail, vous pouvez les envoyer par votre messagerie instantanée (avec Jabber de préférence).</p>
<p>Et il faut accepter les règles du jeu. Entrer sur un réseau social de publication à la Facebook, Twitter, <a href="http://identi.ca">Identi.ca</a>, c&#8217;est accepter de devenir un individu à l&#8217;intérieur de ce système, qui comme tout objet social, peut faire l&#8217;étude d&#8217;analyse, voire intéresser des entreprises pour y faire du marketing. C&#8217;est un <strong>espace public</strong>, votre vie privée n&#8217;a rien à y faire. Acceptez les règles du jeu, <strong>poussez-vos paramètres vers toujours davantage de publicité</strong> et vous verrez, vous profiterez pleinement de Facebook.</p>
<hr />
<p>This log was also translated in English and published on <a href="http://blogs.fsfe.org/hugo/?p=172">my blog at Free Software Foundation Europe</a>.</p>
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